Mon premier engagement a été à travers l’équitation, encore! Quand j’avais 12 ans, on m’a confié un poney. On m’a averti qu’un cheval a besoin de soins quotidiens Ce n’est pas une raquette de tennis que tu peux ranger dans l’armoire quand il pleut ! Le message était clair. Alors j’ai appris à composer ma vie avec une autre vie. Il y a ses intérêts, les miens, les nôtres. Et ça continue à travers milles facettes de l’existence. Je suis responsable de ce et ceux qui m’entourent.
J’entends par engagement une action ou un état qui demande des efforts, lesquels sont récompensés au centuple par des bonheurs (en général). Car la satisfaction naît aussi de la difficulté. Un engagement c’est aussi la mise en pratique d’une conviction, d’une idée en laquelle on croit.
Quand on dit que partir fait le tri parmi ses amis, c’est vrai ! Ça été fait lors de mon premier séjour à l’étranger. Maintenant je suis plus tranquille, j’ai peu d’amis mais de vrais amis. C’est précieux. Malgré la distance on peut être présent pour l’autre. Bien sûr, mes amis me manquent et à mon retour je vais passer du temps avec chacun, j’aime bien parler toute la nuit jusqu’à pas d’heure.
Mon grand-père a travaillé pour le CICR pendant la Deuxième Guerre et j’en suis très admirative. Lors d’un travail sur Henri Dunant en histoire au gymnase, je me suis promis qu’un jour je ferai moi aussi quelque chose. Malgré le fait que je connaissais assez peu l’Arménie avant de partir, j’ai accepté de m’engager pour une année comme volontaire. Je m’imaginais un semblant de Russie et la surprise a été de taille. J’ai découvert un petit pays unique en son genre. C’est sûr que la vie y est bien différente de ce que j’ai l’habitude de vivre.
J’ai encore de la peine à imaginer mon retour, c’est dans quelques mois et je préfère avoir la tête ici qu’ailleurs. Et pourtant, je suis bien obligé d’y penser un peu. Je ne sais pas encore comment je vais garder un pied en Arménie, mais je vais trouver!