| Source
de l'info : www.leschleuhs.com |
| Posté par tiwizi
le samedi 15 avril 2006.
nombre de visites: 2043
|
 |
BIBIOGRAPHIE DE FAMELHISN (IMI OUGADIR)
Le nom Imi ougadir signifie litteralement l’entrée de la forteresse. En effet le village Imi ougadir se trouve dans l’une des percées du jbel (montagne) de Bani traverseé par l’oued de tamanart comme c’est le cas de plusieures autres agglomerations implantées autour de nappes phrétiques sur les rives des oueds qui traversent des vallées tout au long de cette petite chaine montagneuse.
L’activité humaine dans la région de Fam elhisn est très ancienne. En effet la commune de fanmelhisn se trouve dans la valléé du oued Tamanart qui abrite plusieures autres localités reparties tout au long de ces deux rives.
Des gravures rupestres localisés dans le site archéologique de Tircht qui se trouve sur le téritoire de la commune representant toutes sortes d’animaux sauvages et des charts à deux roues témoignent de la presences d’activité humane évoluée et d’un environnement naturel abandant depuis l’antiquité.
Cependant l’origine du douar Imiougadir d’après la tradition orale releve au 13 siecle date ou les phéniciens s’instalent dans la région pour créer entre autres des sites de commerce avec les tributs indigenes de toutes la région.
Ce site portait le nom de tagadirte n fniks( la forteresse des fininciens ) et serait à l’origine du douar Imiougadir .
Tagadirt n fniks était composée de deux parties.
L’une en amont du oued tamanart et s’appelait agadir mkorn (grande forteresse) et l’autre en aval de ce oued et s’appelait imiougadir(entrée de la forteresse).
Les trois grandes familles amazighes qui habitaient le village exploitaient des mines de métaux notament le minerai qui était utilisé comme produit de bauté par les femmes (tazoult). Ces métaux étaient échangé en troc avec les autres tributs de la région du sahara pour se procurer les produits alimentaires.
A cause des guerres , famines ou encore la rareté de l’eau , le village est maintes fois abandonné pour etre reconstruit et réhabité.
Cependant , la stabilisation dans la région ne fut définitive qu’après la découverte , par une famile indigene du village appellée Ilmaten , de la nappe friéatique et la construction de la premiere khettara ( petit reservoir souterain d’eau) ce qui representera le fendement principale de la vie au village. Les khettaras permettent l’accumulation souteraine de grandes quantités d’eau qui seront à l’origine de l’ activité agricole qui permettra la récolte de diverses produit agricols tél que l’orge , les dattes et les cultures maraichéres en plus du bétail .Après la découverte de la nappe fréatique , Imiougadir s’est transformé en oasis avec une palmerie tout autour du village . Ce dernier sera par la suite l’objet de plusieures conquettes et offensives menées par les tributs nomades de la région.
A une époque plus recente , les familles indigenes furent chassées par une tribu nomade appelée ait asslam venue de Ifran de l’anti atls non loin de Imiougadir. Dans la crainte d’une offensive d’autres tributs, Aitaslam construisait un patelin nomeé Tizgui salam dans la petite montagne de l’autre rive du oued en face du village . les décombres qui restent aujoudh’huit de ce patelin temoignent de son éxistence . Par la suite c’est Ait oumribt , une autre tribu amazighe nomade , qui venait attaquer le village et chassait Ait aslam à leur tour dont la majorité parte de retour à Ifran leur village d’origine.
D’après la tradition orale des grands pérsonnages de cette tribut en plus de quelques manuscrits anciens , la tribu Ait oumribt est descendante de la grande dynastie des Almoravides qui avait gouverné le Maroc et tout le nord de l’afrique en plus de l’ile ibérique (l’Espagne) durant les 11e et 12e siecles.
C’est la tribu Ait oumribt qui va construire le village moderne de Imiougadir et s’y instale définitivement jusqu’à nos jours. Et pour se protéger de toute offensive éventuelle Ait oumribt construisait une muraille avec quatre portes tout au tour du village . Une partie de cette muraille fut détruite par Ait brahim , une autre tribu nomade amazighe qui habite aujourd’huit au village de Taghjijt à 60 km de Imi ougadir.
La derniere guerre tribale à cette region remonte au début des années trentes juste avant l’avenement du protectorat francais.C’est la tribu de Ait ouabelli( à 45 km de Imiougadir)qui a attaqué le village de Tizgui ( à 40km de Imiougadir) et leur chef (caid Brahim) fut chassé du pouvoir ce qui a poussé toutes les tributs de la vallées du oued tamanart y compris Ait oumribt de Imiougadir à venir en aide à la tribu de Tizgui . C’est à cette occasion que l’armée francaise qui se trouvait à l’epoque à Tiznit ( à 180 km de Imiougadir) à pu intervenir par des bonbardements aériens contre les deux parties pour pouvoir enfin conquerir tous les villages de la régions y compris Imiougadir qui constitue l’un des derniers villages du Maroc conquit par l’armée francaise..
En plus de l’activité agricole dans la palmerie du village et l’elevage pratiqué par les nomades et en particulier Ait oumribt, les populations pratiquaient aussi le commerce et le troc avec l’afrique du nord et saharienne par le biais de caravanes de longues voyages.c’est en échange de leurs produits locaux téls que les dattes et le bétail qu’ils se procurent du sel , du thé et du sucre.Ces éhanges s’effectuaient par des monnaies telles que le felsou ; le hassanni , l’ouguia et le dzairi et des sites commerciales d’escales apparaissent tout au long des trajets de ces caravanes .C’est le cas du site historique de Tamdoult prés de la ville de Akka ( à 80 km de Imiougadir) qui representait à l’époque un grand carrefour commercial qui reliait l’afrique du nord et l’afrique subsaharienne entre le 10e et le 12e siecle. Des esclaves noir , dont les descendants constituent aujourd’huit une grande partie de la population , sont ramenés d’afrique , et faisait l’objet des transactions commerciales pour etre utilisés dans les travaux agricoles. En plus de ces esclaves noirs , les prisoniers de guerres entres les tributs locales pouvaient aussi se reduire en esclaves.
Jusqu'au années trente et quarantes des familles possedaient encore des hommes et femmes comme esclaves avant que la pratique de l’esclavage ne soit interdit par le colonialisme francais qui occupa le village en 1934 et construisa une base militaire et administrative sur l’autre rive du oued en face du village .
Après le protectorat francais , le commendement de cette base passe au autorités marocaines et joua un role de plus en plus important durant la guerre contre le mouvement independiste du sahara depuis 1975 date du retrait de l’Espagne du sahara occidentale.le douar Imi ougadir fut alors l’objectif d’une attaque du front polisarion le 12 juillet 1979.Les maisons et magasins du village ont éte l’objet de pillage par les assaillants qui ont aussi tué deux personnes parmi les habitants du douar et ont pris avec eux une troisieme comme otage et qui ne fut liberéé que environs 20 ans après.
|
|
|
|
|