Pourtant, l’insouciance a longtemps été de mise, au bord de la lagune comme dans la savane. Jusqu’au milieu des années 90, pour les Ivoiriens, le Sida, n’était que " le Syndrome Imaginé pour Décourager les Amoureux " dont on se moquait à défaut de le combattre. En l’absence de politiques volontaristes et d’un soutien international à la hauteur, la Côte d’Ivoire a laissé l’épidémie de Sida se développer jusqu’à ce que le taux de prévalence atteigne le chiffre effrayant de 7,6%, d’après les données officielles du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).