Le besoin d’une information riche et permanente n’est pas limité à ces aspects utilitaires. En faisant s’interpénétrer les différents groupes sociaux, l’information contribue largement à constituer la société en tant que telle. Elle donne un sens à chaque destin individuel en référence au destin collectif. Si les nouvelles sont faussées ou incomplètes, les structures dans lesquelles nous nous insérons en seront affectées les assimilations, comparaisons ou oppositions qui seront faites à partir de données inexactes se trouveront gravement perturbées. En revanche, un riche courant de faits informant les personnes et les groupes permettra l’épanouissement d’une société communautaire à l’échelle de la planète.
Être informé n’est donc pas un luxe. C’est une nécessité et c’est un droit. Voilà pourquoi l’Assemblée générale des Nations Unies, en adoptant, le 10 décembre 1948, la Déclaration des droits de l’homme, y a inséré le droit à l’information sous la forme suivante : art.19 : « Toute personne a le droit à la liberté d’opinions et de réflexion, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »