Cliquer ici pour ouvrir la page d'accueil de cooperation.net, qui contient des ressources pour le développement durable, au service des jeunes générations
Rechercher sur le site ou sur le web

Traduction automatique : DE Deutsch EN English

lundi 08 septembre 2008
LES FEMMES CONGOLAISES DISENT « NON » A LA RATIFICATION DU PROTOCOLE DE MAPUTO.

  
Source de l'info : MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES DE LA R.D.CONGO
Posté par nonokanzumba le lundi 10 mars 2008. nombre de visites: 153
(La Femme Congolaise,Religieuse ou Laïque,s'est engagée à préserver la Vie, sous toutes ses formes et tient à sa dignité de Personne Humaine crééé àl'image de Dieu).

La Deuxième Session Ordinaire de la Conférence de l’Union Africaine, tenue le 11 Juillet 2007, à Maputo, au Mozambique, avait, entre autres mérites l’adoption du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits des Femmes.
Sur les 53 pays membres de l’Union Africaine, neuf n’ont pas signé ledit Protocole. Cependant, vingt pays ont signé et ratifié contre vingt-quatre qui l’ont signé mais ne l’ont pas ratifié. C’est le cas de la République Démocratique du Congo dont les Femmes en colère, multiplient des actions pour inviter le Gouvernement à ne pas ratifier le Protocole de Maputo.
A l’intérieur du pays par exemple, les Femmes ont manifesté pour exprimer leur désapprobation. Déjà, jusqu’en date du 20 Novembre 2007, des Pétitions signées par plusieurs milliers de femmes des Diocèses Congolais étaient arrivées au « Service de Compilation » de la Commission Episcopale Justice et paix (CEJP), au Centre Interdiocésain, à Kinshasa.
Toutes ces ménagères, intellectuelles ou non, très attachées au caractère sacré de la vie humaine, se disent révoltées et même inconsolables du fait que le Protocole de Maputo, spécialement en son article 14, autorise la femme à tuer son fœtus lorsqu’elle sent le désir de ne pas garder la grossesse.
Il convient de relever que c’est seulement dans la Ville de Kinshasa où la femme est très peu engagée dans ce combat contre « une bombe à retardement » placée dans sa chambre à coucher !
Le manque d’information serait – t – il à la base de cette attitude de la femme Kinoise ? Voilà une problématique qui préoccupe la Dynamique Femme et qui a poussé cette Association à envisager une campagne de sensibilisation des femmes sur le contenu du Protocole de Maputo.
C’est dans ce contexte précis qu’il faudrait situer une réunion des Femmes sur la non – ratification du Protocole de Maputo, tenue récemment, au Siège de l’Union des Supérieures Majeures (USUMA), situé sur la 13ème Rue, dans la Commune de Limete, à Kinshasa.
Initiée par « Dynamique Femmes pour la Paix » de la Commission Episcopale Justice et paix de l’Eglise Catholique de la République Démocratique du Congo, cette rencontre a réuni des femmes membres des ONG locales. Circonscrivant cette rencontre dans la logique du combat que mène l’Eglise Catholique de la R. D. Congo contre la non – ratification du Protocole de Maputo, la Révérende Sœur Lucie Mwamba de la Congrégation des Sœurs de Saint André / Communauté de la Paroisse Saint Raphaël de Kinshasa – Limete qui avait dirigé la police des débats, avait laissé entendre notamment que le but essentiel de la réunion était de sensibiliser toutes les femmes congolaises sur le danger et le piège contenus dans ce texte.
A l’issue des explications des dispositions des articles 4 et 14 fort critiqués du Protocole de Maputo, les Femmes Congolaises n’ont pas caché leur indignation, avant de remercier les organisatrices de cette réunion. « Je remercie nos Révérendes Sœurs qui ne ménagent aucun effort de nous informer, éduquer et sensibiliser sur des questions parfois sensibles et d’actualité », avait lâché une participante et pas des moindres puisqu’il s’agit d’une Femme – Ministre – Honoraire.
Sur un ton faible, une autre femme avait renchéri en ces termes : « Vous nous avez aidées à sortir de l’ignorance. Je ne savais rien auparavant de ce qu’était ce Protocole de Maputo. Je m disais toujours que ce sont des histoires politiques. Et, c’est mon mari qui m’a poussée de venir participer à cette rencontre qui m’a beaucoup appris. Voilà que nous avons été ignorantes des choses sérieuses qui concernent la vie, la santé même de la femme que ce texte expose à la mort » !
Après le débat qui a suivi l’exposé, les femmes de Kinshasa ont proposé quelques stratégies en vue d’atteindre un plus grand nombre de leurs congénères. Des sketches radiotélévisés, des émissions produites dans les quatre langues nationales et animés par les femmes ont été parmi les stratégies arrêtées. Mais il convient d’ajouter à cela, l’implication de toutes les Eglises Congolaises, en organisant des « Journées des Femmes par la Femme pour la femme ».
Certaines ménagères ont même pensé suggérer de faire un plaidoyer au niveau des politiques, particulièrement auprès du Parlement. Il faut souligner que cette campagne de sensibilisation de la femme fait suite aux prises de position de l’Association des Conférences des Evêques de l’Afrique Centrale (ACEAC).
A l’issue de leur Assemblée Plénière du 18 au 21 Juin 2007, à Kinshasa, les Evêques avaient lancé un appel à la responsabilité et à la promotion de la civilisation de l’amour. Ils avaient exhorté les dirigeants africains de leurs pays respectifs à ne pas ratifier ce Protocole, car « il renferme des affirmations qui constituent un attentat contre la vie de l’enfant à naître ».
Mais, avant cette réunion des Evêques, la Dynamique Femme pour la Paix avait déploré que le Gouvernement Congolais ait déjà signé ce Protocole et qu’il soit même sur le point de le ratifier, alors que le texte contient des dispositions et des clauses contraires aux valeurs africaines.
L’article de la mort.
A titre de rappel, cet article 14 qui continue de soulever des vagues n’est pas totalement à rejeter tant il comporte des recommandations légitimes en rapport avec la santé de la femme.
C’est notamment quand les Etats s’engagent à assurer l’accès des femmes aux services de santé adéquats, à des coûts abordables et à des distances raisonnables, y compris les programmes d’information, d’éducation et de communication pour les femmes, en particulier celles vivant et travaillant en milieu rural.
En outre, ledit article dispose entre autres, la reconnaissance aux femmes salariées, le droit de bénéficier des mêmes indemnités et avantages que ceux alloués aux hommes salariés en faveur de leurs conjoints et de leurs enfants.
Mais, en plus de ces aspects positifs, l’article 14 du Protocole de Maputo contient des passages qui désarticulent profondément la vie humaine.
Cependant, le même article dispose en son point 2, plus spécifiquement dans son sous point c que « les Etats prennent toutes les mesures appropriées pour protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus ».
C’est donc ici que le bât blesse !
Nous osons croire que le Gouvernement Congolais devra mûrir son engagement et écouter la voix de cette femme qui n’entend nullement renoncer à sa mission originelle de remplir la terre.

COPYLEFT - Sauf mention contraire explicite, les textes et images de cette page web sont sous licences Libres.
Réseau Cooperation via le Net : concept & hébergement de services Internet solidaires par Ynternet.org depuis 1998