Changements climatiques
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J'ai lu et écrasé une larme le reportage sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée paru dans le bimensuel Spore du mois d'Août 2008. J'ai pensé pour moi-même « est-ce normal qu'un peuple soit contraint de laisser sa terre entrain d'être engloutie sous la mer à cause du développement ? Est-ce qu'un chasseur ou un agriculteur a le droit de faciliter son activité par le feu pour causer du tort à l'humanité ? »
Sur toute la terre habitée toute personne âgée de plus de 25 ans est consciente que le climat a changé; rien n'est plus comme avant. Au moment où j'écris cet article, ça fait exactement six jour qu'aucune goutte de pluie n'est tombée sur la terre à Bafoussam (province de l'Ouest, Republique du Cameroun), et pourtant je sais que nous allions à l'école en cette période sous la pluie chaque matin. Les agriculteurs sont en train de continuer à semer sous la canicule avec espoir que la pluie va finir par tomber jusqu'à mi-novembre.
Pourquoi peut-t-on sacrifier l'humanité sous prétexte de développement ? Faut-il se nourrir aujourd'hui en rendant la vie impossible à ceux qui naîtront demain ?
Je pense que si les institutions politiques ne peuvent pas prendre des mesures rigoureuses pour limiter progressivement les émissions des Gazes à Effet de Serre (GES), fût-elles des mesures très contraignantes, il reste quand même à la société civile de prendre en mains le destin de l'humanité.
Au lieu de boycotter seulement des produits agricoles sous prétexte de "kilomètre alimentaire", les consommateurs du nord comme du sud devraient commencer par limiter la consommation des produits provenant des Etats du monde entier qui refusent de respecter la limitation des émissions de GES. Ces refus de limiter ces émissions constituent à mon avis des crimes contre l'humanité punissables comme tels et des instruments de droit internationaux et nationaux doivent être envisagés pour lutter contre ces criminels d'un autre genre. Il devrait être reconnu à chaque individu ou groupe de personnes le droit de défendre l'environnement en poursuivant en justice les coupables l'atteinte de son intégrité. Les lois de protection de l'environnement doivent cesser d'être seulement un idéal.
Il faut autant que possible retarder le calvaire qui arrive sous nos yeux et la plupart des solutions qui consistent seulement à contourner le problème en s'adaptant n'arrangent rien. Ce sont des palliatifs immédiats mais il faut faire face au problème.
Des technologies dites propres existent qui ne sont pas assez vulgarisées. Par exemple, après avoir pris connaissance de la possibilité de satisfaire les besoins en énergie d'une famille de sept personnes par les déjections de sept porcs nous avons cherché en vain dans la ville de Bafoussam un ingénieur capable de mettre en place le système. Et pourtant Dieu sait combien de tonnes de bois et de litre de pétrole et partant de tonne de carbones (premier parmi les GES), seraient épargnés aux périphéries des villes camerounaises et ailleurs si un tel système était promu. Déjà je recommande à ceux qui ont lu ce numéro spécial de Spore de le faire lire à leur entourage.