Un micro crédit solidaire pour

le village agricole d’Argina ?


Le village d’Argina est un village de plus de 50 familles de réfugiés, proche de la frontière turque, au Nord de la capitale Erévan, à la hauteur de Talin, situé dans une région très ensoleillée, propice aux cultures.


L’ONG SHEN, qui œuvre à faire revivre des régions reculées et oubliées de tous, s’est largement investie à Argina : avec les villageois elle a contribué à dépierrer les sols pour les rendre cultivables, puis a mis en place des canalisations et planté des arbres fruitiers ainsi qu’aidé à structurer la vie communautaire.


C’est ici que KASA, très admirative du travail de terrain de SHEN, est intervenue, avec le soutien de la Fondation Armenianos.


Nous avons construit un séchoir solaire pour les fruits, amélioré la route qui était en piteux état, réparé la citerne d’eau, installé le chauffage à l’école et offert des meubles pour les salles de classe. Plus récemment nous avons mis en place une petite installation de confitures avec un don de matériel spécialisé, et chaque année nous commandons 100 kg d’abricots onctueux, qui font le bonheur de nos touristes et amis.


L’école se développe bien, un membre de KASA a financé la bourse d’études d’une jeune du village, qui apprend l’anglais à l’université de Erévan pour l’enseigner ensuite dans son village.


Et des membres de KASA sont devenus citoyens d’honneur d’Argina, de sorte que des liens forts se sont tissés.


Les paysans sont courageux et travailleurs : en été ils s’occupent des vergers, en hiver ils vivent d’un peu de bétail, qu’ils nourrissent avec de l’alfa alfa. Mais actuellement ils sont très inquiets, car ils doivent replanter cet arbuste, qui vit 7 ans. La moitié des familles devraient s’endetter trop lourdement pour y arriver- crédits bancaires à 20 % ! - l’autre moitié n’a absolument pas les moyens financiers de le faire, et certaines ont même l’intention de vendre leur terrain. SHEN, qui s’est beaucoup investi à Argina, redoute cette décision, qui inciterait en particulier de jeunes familles à quitter le village.


Après discussion avec la communauté et le représentant de SHEN une solution a été proposée : s’adresser à la Fondation ANIV, Universal credit, organisation qui sert d’intermédiaire entre des prêteurs et des emprunteurs, avec l’aval du gouvernement arménien. Le taux d’intérêt demandé aux familles est de 10 %, montant qui couvre également les risques inhérents à tout prêt, avec un règlement mensuel, plus léger.


KASA a trouvé 10.000 € pour le printemps 2010 et les a confiés à ANIV et s’est gagée à trouver le solde pour 2011.


KASA cherche donc 8000 € pour début 2011, garantis par la Fondation ANIV. KASA assume le transfert et contrôle le bon usage des fonds.


Ce montant sera remboursé par ANIV en 2014. Selon le choix du prêteur soit il lui sera rendu, soit il permettra de constituer un fonds pour des projets analogues.