| Source
de l'info : Adolphe Kue Souop |
| Posté par kuesouop
le mardi 13 mai 2008.
Modéré le lundi 23 juin 2008
nombre de visites: 538
|
|
En dépit de l'existence, dans toutes les régions du monde gravement touchées
par le sous-développement,de nombreux programmes destinés à infléchir l'évolution de la pauvreté et donner leur dignité aux nombreux paysans du monde qui nourrissent la planète et meurent de malnutrition, la pauvreté n'a fait que s'accentuer et l'écart entre riches et pauvres se creuser. Pourquoi ce paradoxe?
Ma thèse est que, dans leur quasi totalité ces programmes sont:
Alourdis par une bureaucratie souvent inutilement très coûteuse non seulement pour les donneurs mais aussi pour les populations cibles (comment peut-on en effet demander à un paysan de rédiger un projet ? Lui qui a à peine achevé son cycle d'étude primaire ; même les canevas distribués pour faciliter cette rédaction n'arrange rien. N'est-il pas possible plutôt d'envoyer des volontaires dans les zones cibles pour aider les populations compte tenu des ressources locales que celles-ci négligent très souvent ?).
Les promoteurs de ces programmes sont souvent éloignés des cibles (ils préfèrent le confort de la ville même lorsqu'ils sont présents dans le même pays que leur cible. ainsi ils ne perçoivent que les réalités superficielles ; celles que les autorités administratives qui détestent eux-mêmes la campagne veulent leur faire connaître.
Parfois mal conçus pour être efficaces (les bénéficiaires au vrai sens ne participent presque jamais à la conception de ces programmes)
Difficilement accessibles et profitables au populations pauvres (ce sont les fonctionnaires, souvent, les seuls au courant qui mettent tous les moyens en oeuvre pour en bénéficier notamment par la création d'organisation rurales fictives, l'utilisation des pièces administratives d'organisations paysannes existantes...)
Dès lors comment ne pas être pessimiste quant à l'impact sur la réduction de la pauvreté des programmes de développement.
Tant qu’on n'aura pas chaussé les bottes pour rencontrer les paysans au village, tant qu'on sera attiré par le confort de la ville les paysans et leurs descendants demeureront pauvres.
|
|
|
|
|