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| Comment une ville doit retrouver sa propreté, exemple de Bejaad (Maroc) |
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de l'info : Association Sabil |
| Posté par association.sabil
le samedi 10 mai 2008.
Modéré le lundi 25 août 2008
nombre de visites: 717
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Définition des déchets :
Détritus, résidus, un objet en fin de vie, ou une substance issue d’un processus jugé devenu inutile, dangereux ou encombrant, et dont on veut se débarrasser, éliminer, abandonner…
Suivant le projet de loi relatif à la gestion et l’élimination des déchets, au Maroc « Résidus d’un processus de production, de transformation, ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon ou à l’obligation de s’en défaire dans le but de ne pas nuire à la collectivité et de protéger l’environnement »
Suivant les cas il y a plusieurs types de déchets, on distingue cinq catégories :
1- Déchets ménagers : Sont littéralement des déchets produits parle ménage. Il s’agit essentiellement des ordures ménagères provenant de la cuisine ou de la salle de bain, ainsi que des encombrants (le vieux lit, le vieux frigidaire…)
2- Déchets industriels : Qui sont rejetés au cours du processus de production industrielle, sont constitués d’une partie toxique ou dangereuse. Ces derniers en les appellent déchets industriels spéciaux (D.I.S).
3- Déchets hospitaliers : Qui sont produits par le monde médical en général, aussi bien des hôpitaux que les cabinets de médecins ou d’infirmières…
4- Les déchets verts : Qui constituent les rejets de l’agriculture et des industries agro-alimentaire.
5- Déchets nucléaires : Qui proviennent pour l’essentiel de l’industrie de l’énergie nucléaire. Ces déchets sont gérés par un organisme spécial.
Bejaad, une ville ancienne, historique, située dans la région de Chaouia-Ourdigha d’une population estimée d’après les derniers recensements de... 41146 habitant
Ses citoyens connus depuis des décennies par leur souci de propreté, ont malheureusement laissé tomber ce noble comportement suite à leur irresponsabilité et leur individualisation. Ceci en oeuvrant dans la décoration des trottoirs, des rues, des voiries, par des amas de détritus et de saletés, favorisant la naissance quotidienne de plusieurs petites décharge sauvages (points noirs) qui évoluent rapidement dans la ville en jetant des sacs de plastiques à l’abondant en se débarrassant des déchets domestique et autre en pleine air public, entraînant la création d’une publicité réussie pour les sacs qui s’envolent en air à tort et à travers en s'accrochant aux branchages des arbres
Le concept de civisme et de responsabilité est encore flou. L’augmentation de la population urbaine suite à la croissance démographique et à l’exode rurale d’une part et au changement de mode de production et de consommation rapide (jetable) d’autre part ont accentué le désastre En dehors de la maison c’est la grande poubelle !
Insoucieux des dangers de déchets jonchant les trottoirs et les coins de rues de la ville , les citoyens regardent froidement des troupeaux de caprins, d’ovins… paître dans les petites décharges sauvages, la nourriture y est abondante et variée. Imaginez les répercussions sur la santé des consommateurs de viande !
Analyse d'une petite décharge en plein centre ville de BEJAAD
Par la fouille dans la décharge sauvage place MED V on a trouvé diverses catégories de déchets: Déchets courant des ménages restent de repas, épluchures, emballage, papiers, carton, tissus, poussière, journaux, pains, bouteilles en verre et plastique, piles, métaux, … En les triant il y a des déchets recyclables tel que le verre, le tissus, le papier, … et les autres déchets organiques qui peuvent être valorisés pour le compostage. On a aussi trouvé des gravats, des désherbages des restes de meuble, des pièces d électroménager…. Ce sont les déchets encombrants et généralement recyclables. Concernant les déchets polluants et toxiques, on a trouvé des piles en principe du médicament, des seringues et certains produits chimiques qui mélangés aux déchets les contaminent et les rendent impropres à la valorisation, et dangereux pour les enfants et les animaux.
Les décharges sauvages non contrôlées engendrent multiples problèmes. La recherche d'une solution devient de plus en plus impérative. Devant cette obligation, il faut que tous les acteurs oeuvrent dans l'exécution du plan de lutte contre ce fléau qui est la source de plusieurs nuisances :
Pollution des eaux souterraines par infiltration du LIXIVIAT qui contient des microbes des bactéries des produits chimiques dangereux des substances toxiques….
Risque coupures, de toxicité, d'allergie, d'incendie, d'explosion, d'infection... surtout, ces décharges sont fréquentées le plus souvent par des enfants soit pour jouer soit pour travailler…
Installée sur une terrain collectif d'une superficie de 15 ha environ loin de la ville de quatre km, sans mur de clôture, ni gardien .
L’obstacle majeur en vue d’une gestion efficace des déchets est l’absence de connaissance de déchets (son potentiel toxique, dégradation…) de part des citoyens et les services municipaux. En ce sens, il nous assemblé impératif et urgent de commencer par sensibiliser les élus et la jeune génération au respect de l’environnement et à la gestion de la propreté de la ville contre le flux des déchets.
La collecte des ordures est un service public. Elle apparaît d'abord comme une question d'organisation et de gestion du matériel qui y est conçu.
Avec les ressources logistiques suivantes
3 camions benne (dont 1 est en panne)
1 seul camion benne tassant
1 seul camion porte bac
des pelles+des brouettes …
1 dumper
Les services municipaux collectent 26 tonnes de déchets par jour, réalisant une couverture de 85% en ramassage sur quatre coins de la ville. Le nombre de tournée de ramassage est de une fois par jour. Il est de cinq fois par semaine.
Les petites décharges sauvages (points noirs) restent en dehors de toutes action de ramassage, évacuation verbalisation signalisation par panneau ,affiche une notice, indiquant.... « Défence de jeter les déchets ici »… Leur nombre oscille autour de quatre et six.
Lisez ceci attentivement :
Les déchets une fois jetés, échappement quelques fois à la vison mais sombrent miraculeusement dans la 4éme dimension.
Ils restent et durent des dizaines ou des centaines d’années parfois en fonctions de leur composition et de l’environnement chimique qu’ils subissent.
En prenant par exemple comme étalon de vie d’un objet usuel que nous manipulons quotidiennement:
3 mois pour un mouchoir papier
6 mois pour une allumette
1 à 5 ans pour un mégot de cigarette
5 ans pour un chewing-gum
10 ans à 100 ans pour une boite de conserve en fer
100 ans pour un briquet jetable
200 à 450 ans pour un sac en plastique
200 à 500 ans pour une cannette en aluminium
100 à 1000 ans pour une bouteille en plastique
C'est-à-dire que dans une ville, nous avons la possibilité de polluer jusqu’à la 33 ème génération de nos descendants.
Sensibilisation des habitants
Face à ce désastre polluant, les membres de l’association Sabil commencent par sensibiliser les élus et valoriser le travail des services municipaux, avant de sensibiliser les gens d’une gestion participative de l’environnement par des campagnes sur la responsabilité de chacun dans le comportement collective :
Il promeuvent la constitution d’une équipe d’intervenants verts, des hommes et des femmes qui sensibiliseront la population à la question de gestion des déchets. Aux besoins de ces intervenants pourraient agir de manière coercitive en verbalisant les contraventions aux dispositions existantes en matière environnementale. Car il existe un dispositif sanctionnant celui qui dépose ses ordures en air public.
Sensibiliser, c’et aussi permettre à une action d’être visible et comprise. Nous souhaitons en ce sens que toute la population prenne conscience des problèmes résultants de la mauvaise gestion des déchets et que tous les acteurs oeuvrent à surmonter ce désastre.
Plan d'action élaboré par l'association Sabil
La désignation des points d’accumulation par les services municipaux, là, où les citoyens poseront leurs déchets dans des poubelles conçues pour en recevoir.
Affichage des notices invitantes les riverains au respect de l’environnement en général, et à la bonne gestion des déchets en particulier.
Information les citoyens des horaires des passages des éboueurs, et de la verbalisation de toute personne qui dépose les déchets en dehors des poubelles , ou après le passage des éboueurs, ou qui crée une nuisance à la propreté de la ville (vol, déplacement des poubelles ,incendies…)
Dans les rues très étroites, (ancienne médina)là où les camions ne peuvent pas accéder, on propose que le ramassage soit fait par des éboueurs accompagnés de poubelles déjà en procuration des services municipaux, qu'ils videront dans les grandes poubelles qui seront fixées dans les points d'accumulation de déchets
D'après l'étude qu'on a mené sur l'opinion d'un nombre de citoyens de BEJAAD, 85% votent pour que la collecte des déchets ménagers se fasse la nuit, justifiants leurs avis, qu'avec cette action, les délégataires auront la possibilité de mieux gérer le ramassage et le balayage en plus, elle évite que les poubelles soient renversées après leur tournée.
Nous aimerions qu’il existe un certain nombre de poubelles à la disposition de la population à fin d’aider les citoyens à coopérer correctement dans le processus de la propreté de la ville. Ce nombre est fixé déjà à 40 poubelles reparties sur 40 points d’accumulation de déchets. Elles doivent être de grande taille, et en plastique.
Si la poubelle fait partie intégrante de notre univers privé (chaque foyer disposant au moins d'une poubelle dans sa cuisine) ,il semblerait qu'elle n'ait pas encore trouvé sa légitimité véritable au sein de l'espace public.
Nous pouvons peut être trouver une explication à cela : Installer des poubelles à tous les coins des rues reviendrait certainement cher à la commune en terme de maintenance (entretien du parc, tournée des ramassage).Alors que le déchet égaré au beau milieu de rue, finit toujours par être enlevé par les services municipaux, lorsque ceux-ci nettoient les rues.
Dans un contexte législatif qui pousse à une plus grande implication du citoyen dans la gestion de ses déchets, l’espace public semble donc être à part pour la bonne et simple raison que l'individu en oublie les règles du jeu.
En dépit des efforts des membres de l'association Sabil pour sensibiliser le passant qu'il soit résident ou visiteur ,on constate un écart grandissant entre les comportements civiques et les gestes encore rudimentaires d'abondance sans discernement de ses déchets sur la voirie ou en plein air public .
Ce projet de propreté de la ville de Bejaad n’est que l’introduction du réel et géant futur projet le compostage des déchets. Ce dernier est bénéfique pour son compost fertilisant les terres agricoles, créant des emplois et débarrassant la ville du fléau polluant : LES DECHETS.
En ce sens nous membres de l'association Sabil, incitons tous les citoyens à protéger et respecter notre environnement.
FAIT A BEJAAD LE : 12/04/2008
LE PRESIDENT : KENZA EL BIAR
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