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samedi 22 novembre 2008
Qui suis-je? ou le fil rouge de Marie

  
Source de l'info :
Posté par mariepascal le lundi 25 février 2008. nombre de visites: 337

Russomania


Cela commence par deux amies russes qui étudiaient à l'école avec moi et qui m'ont éveillée progressivement et sans que je m'en aperçoive à la découverte de leur culture. Puis à 18 ans, je visite Moscou ou mon amie Nadia est retournée pour y poursuivre ses études. Mon coup de foudre pour cette ville, ce pays et ses habitants me font apprendre le russe d'abord en dilettante puis sérieusement aux Langues Orientales à Paris. L'idée que je pourrais utiliser le russe dans mon parcours professionnel commence à germer. En octobre 2003, je pars étudier 6 mois à Moscou grâce à une bourse du Ministère des Affaires étrangères français. J'accomplis alors le rêve d'aller étudier en Russie mais ma vision idyllique de ce pays est entachée lorsque je suis amenée à y vivre au quotidien: désespoir ambiant, individualisme poussé, fatalisme et xénophobie de groupuscules skinhead me montrent l'autre face de cette culture. Si ma première réaction est un rejet total, je redécouvre néanmoins les aspects qui m'avaient au début attirés et repars avec une vision plus contrastée de ce pays. J'y ai aussi appris qu'ailleurs ce n'est pas toujours mieux.

Développement rural


Une fois rentrée au pays, je reste dans la sphère russophile en participant au festival Est-Ouest à Die dans la Drôme en tant que traductrice (au pied levé) pour une délégation russe. Contrairement à toute attente, ce n'est pas vers la culture que je me tourne mais vers l'agriculture, découvrant autant sur les problèmes de l'agriculture russe que ceux de l'agriculture française. Je reste en contact plusieurs années avec les fermiers diois qui nous ont accueillis et la délégation russe dans l'espoir de faire naître un projet. Ce projet n'aura pas lieu mais cette expérience m'incite à me tourner vers des études de développement rural.

Premières expériences professionnelles en Arménie


Je dégote un premier stage à la Mairie de Romans, toujours dans la Drôme, pour travailler avec leur ville de coopération en Arménie: Vardenis. Le fait que je parle russe et que je connaisse la culture post-soviétique n'y est pas étranger. J'ai plusieurs fois l'occasion de partir là-bas mais à chaque fois cela tombe à l'eau. Plus tard, en 2007, alors que je dois trouver un stage pour valider ma formation en développement rural, je trouve une mission en...Arménie. Je pars enthousiaste mais l'expérience sera très différente de celle que j'attendais. En tout cas, elle m'aura retournée. Finalement, une fois mon stage terminé, je me mets à la recherche d'un travail sur place et je rencontre l'association suisse romande Kasa qui m'offre des perspectives intéressantes, quelques défis personnels et professionnels à relever et la possibilité de présenter mes idées pour de nouveaux projets. A partir de janvier 2008 je suis donc chargée par Kasa de mettre en place un EcoClub au sein de ses centres pour jeunes à Erevan et Gumri et de suivre les projets agricoles dans le village de Gogaran. Où cela me conduira-t-il?


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