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de l'info : ONG LIFE |
| Posté par lifeongcameroun
le samedi 24 novembre 2007.
Modéré le dimanche 09 décembre 2007
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Nous croyons que le plus important c'est de commencer d'abord par se demander ce qui n'a pas marché pour les autres fois. Si nous nous fions à ce que nous voyons autour de nous, nous croyons que le changement doit venir d'abord des femmes, si elles ne prennent pas conscience de leurs problèmes et ne prennent pas la résolution de changer, ça ne servira à rien de vouloir les aider.
Nous prenons juste un exemple: la journée internationale de la femme se réduit au Cameroun à acheter le pagne de la journée lancé pour l'occasion par le ministère de la Promotion de la Femme, à aller au boulevard du 20 Mai défiler et à passer ensuite le reste de la journée à boire et à faire tout ce qu'on ne se permet pas d'habitude (même les plus osées). C'est l'occasion pour les femmes de tromper leur mari etc. En fait très peu de femmes peuvent répondre à cette question: Que réclamez-vous le 08 mars?
Nous croyons humblement que nous devons partir de ce que nous réclamons, nous femmes africaines, car une chose est sûre : l'émancipation de la femme ne se fera pas de la même façon en Afrique qu'en Occident. La plupart des femmes africaines croient (et à notre humble avis) à tort qu’évoluer, pour elles, c'est de porter les pantalons comme les hommes, partager les tâches domestiques avec leur maris; avoir plusieurs amants et même pour certaines boire ou fumer autant que les hommes...c'est oublier nos origines, notre façon de vivre, ce qui fait l'essence de notre culture.
Nous ne devrions pas demander une égalité mathématique entre l'homme et la femme, mais plutôt donner à la femme la place qu'elle mérite c'est à dire une partenaire pour l'homme. Ce qui passe par le respect mutuel et le dialogue.
Nous sommes intimement persuadés que l'évolution de la femme africaine passe avant tout par la scolarisation ; car quoiqu'on dise la femme ne pourra se prendre en charge elle même que lorsqu'elle maîtrisera ce qui fait l'actualité, les nouvelles technologies, les grands concepts et débats de ce siècle.
Deuxièmement, nous croyons que l'on devrait lutter contre les mariages précoces et leur cohorte de problèmes, et pour lutter contre cela il faut faire des campagnes de sensibilisation de masse. Faire comprendre aux parents qu'ils ont autant d'intérêts à envoyer leur fille à l'école que les garçons, ceci en leur montrant des exemples de femmes qui ont réussi. Leur faire comprendre qu'ils peuvent être aussi fiers de leur filles qui sont allées à l'école et qui ne sont pas mariées que de leurs fils. Car voyez-vous l'une des conséquences de l'instruction de la femme dans nos pays africains c'est qu'elles trouvent difficilement un mari à la fin de leurs études. Les femmes qui ont appris font peur aux hommes car elles savent ce qu'elles veulent et ont les moyens pour y parvenir.
Troisièmement, nous pensons que nos gouvernements et entreprises devraient donner à la femme la place qu'elle mérite. Qu'à compétences égales on donne les mêmes possibilités de travail à la femme qu'a l'homme. Qu'on ne confine plus la femme aux postes de secrétaire et emplois subalternes. Or si ça doit changer dans ce domaine, il faudrait qu'il y ait des femmes instruites et formées, aptes à travailler.
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