L’Association Maison Rurale d’Education et d’Action de développement (ASMERADE) est une association active dans les domaines d’action suivants : l’environnement, la santé communautaire, promotion du tourisme équitable et solidaire ; l’éducation, l’étude/recherche, santé communautaire et projets de développement. Favoriser l’accès à l’instruction et à la culture par le biais d’actions culturelles, de solidarité nationale et internationale.
Elle organise chaque année pendant les grandes vacances d’été des camps chantiers de volontaires. Des stages de long et moyen séjour sont organisés pour les volontaires qui désirent passer dans différents domaines.
L’objectif premier des activités est d’œuvrer pour un développement durable des communautés togolaises en difficulté économique ou sociale. C’est à travers ces objectifs que l’ASMERADE conçoit des programmes et des projets animés par des responsables expérimentés.
Informations pratiques sur les chantiers ASMERADE :
Les chantiers durent de trois ou quatre semaines pendant les mois de juillet, août, et septembre au cours desquelles des jeunes volontaires nationaux et étrangers séjournent dans un milieu rural pour mener des activités de développement en collaboration avec les communautés ayant sollicitée le soutien de l’Association.
Sur le chantier, on compte environs 30 volontaires, généralement pour moitié Togolais et moitié étrangers, encadrés par quatre animateurs.
Etre âgé de 18 ans révolus, animé d’un esprit de volontariat, s’engager a respecter les règlements intérieurs du chantier et de l’association
Pour s’inscrire, il faut compléter un formulaire d’inscription,un CV ainsi qu’une lettre de motivation à ASMERADE au Togo(info@ameradetogo.org), avant trois semaines à la date du début de chaque chantier.
Les chantiers proposés en 2007 : veuillez consulter nos programmes 2007 sur le fichier attaché:
PROGRAMMES CHANTIERS ASMERADE TOGO ETE 2007
Téléchargez les fichiers correspondants en bas.
PROGRAMMES CHANTIERS ASMERADE TOGO ETE 2007
FICHE D'INSCRIPTION
Utilité et solidatiré des stages et camps chantier :
Etendez votre horizon à la rencontre des autres,...
Seuls, en groupes ou dans le cadre de leurs mouvements, chaque été ou au cours de l’année des jeunes qualifiés ou non viennent en Afrique pour aider et travailler à titre bénévole dans divers domaines tels que : Enseigner, Former, Manier la pelle, la pioche, la truelle sur des chantiers, aider dans une garderie ou orphelinat.
Ils participent ainsi à des projets de développement.
Faire un stage ou un chantier, qu’est ce que cela signifie ?
C’est la participation à la réalisation matérielle d’un projet local seul ou par une équipe de dix à quinze jeunes, filles et garçons de nationalité différente, pendant 2 à 3 semaines. Cela peut consister à enseigner dans une école ou centre de formation, aider dans un centre de santé, aider un groupement de femmes ou d’hommes, travailler au bureau de son organisation d’accueil, aider des agriculteurs, à baliser un sentier, à faire la récolte, à semer...
Mais par delà la réalisation concrète, par delà le travail accompli, c’est un moment de vie collective, de partage, un lieu de rencontre, une occasion de sortie de soi pour aller à la découverte des autres. Car le travail n’est pas un but en soi. Il est un outil, un moyen d’aller plus avant dans le contact avec l’autre, qu’il s’agisse de ceux qui travaillent sur le chantier ou dans votre service ou dans la communauté, souvent rurale, que l’on vient aider. Lorsqu’on est par exemple étudiant dans une grande ville africaine ou européenne, cela permet l’approche d’un quotidien très différent de celui que l’on vit habituellement. Cela permet aussi, du fait de la présence fréquente de représentant de diverses nationalités d’appréhender l’étranger hors de toute connotation raciste et de tout aspect commercial. Après de tels échanges, pour les autochtones, l‘étranger n’est plus un touriste consommateur, ni cet autre si différent qui dérange un peu.
Avec qui se fait le stage/chantier ?
Avec tous ceux qui, dans un village dans une région tentent de raviver les énergies pour faire vivre les communautés. Ce sont ceux qui refusent l’abandon, qui ont pris conscience qu’ils pouvaient faire quelque chose. Le stage/chantier qui contribue à leur apporter un soutien capital, techniquement, matériellement et moralement, se réalise en solidarité avec eux, c’est l’adhésion à un mini-projet de développement.
En quoi consistent ces projets ?
Un peu partout, des petites communes, souvent de moins de mille habitants, souhaitent aménager leur village, à la fois pour améliorer les conditions de vie des habitants et pour remettre en valeur le patrimoine local. Seules, elles n’ont pas les moyens d’accomplir ces tâches. C’est alors que nous pouvons intervenir en définissant avec elles un projet d’intérêt collectif : construction ou aménagement de bâtiment scolaire, de case de santé, aire de détente à créer, action de protection de site, soutient scolaire, formation, aider dans un centre de santé, un orphelinat…
Les populations locales sont associées à notre démarche qui s’inscrit dans le contexte écologique, social, culturel, économique et politique de la région.
De même des associations locales s’emploient ici ou là à revitaliser le milieu qui les entoure, elles sont amenées à monter de petits équipements socio-éducatifs, centre d’accueil et de rencontre. Ces centres sont destinés aux habitants de la localité, mais aussi à des groupes extérieurs pour des séjours de formation par exemple, pour la détente aussi, pour l’accueil. Ils servent également de base à l’association et lui permettent de mener ses activités. Presque tous ces lieux ont été aménagés dans le cadre de chantiers et ils continuent de l’être, les coréalisateurs en deviennent des usagers.
En montagne encore, les chantiers exercent des activités capitales, notamment dans les régions de moyennes montagne marquée par l’exode rural et un fort vieillissement de la population. De jeunes agriculteurs, cherchent à regrouper leurs efforts et à obtenir le soutien des communes ou associations pour organiser la vie économique. Mais ils manquent de temps par rapport aux innombrables travaux qui les attendent en plus de leurs activités traditionnelles : défrichage, pose de clôture, remise en état et amélioration des bâtiments et d’habitation et d’exploitation. Ce sont ces tâches qui sont confiées aux jeunes volontaires qu’hébergent parfois les familles elles-mêmes.
Un autre secteur est la participation à l’alphabétisation des masses à des activités de soutien scolaire aux enfants à l’initiation à de nouvelles technologies et à la restauration du patrimoine bâti. Ces rayons visent généralement à permettre la réutilisation des bâtiments pour les activités associatives, des animations, des rencontres. La collectivité est toujours présente dans l’esprit des animateurs du projet. Les jeunes sont parties prenante dans cette démarche qui les aide par ailleurs à se familiariser avec les techniques locales.
Le dernier domaine à signaler est la réouverture de sentiers de randonnés. Les communautés sont plus en plus nombreuses à souhaiter un développement touristique respectueux de la réalité locale et non axé sur l’exploitation réciproque des vacanciers et des sédentaires. Dans ce cadre, elles souhaitent remettre en usage des sentiers et des chemins ruraux qui ont été laissés à l’abandon pour en faire des itinéraires de randonnée équestre ou pédestre. De multiples chantiers s’emploient à les aider.
Comment est organisé le séjour ?
Toute l’organisation est basée sur la vie collective, la gestion de groupe, qu’il s’agisse du travail, de l’économat ou des loisirs. Tout cela est combiné en fonction du contexte local. Le premier jour le jeune est informé par les responsables des contraintes que le groupe doit prendre en compte : donnés climatiques, montant du budget, horaires des techniciens ou des intervenants extérieurs. Le groupe organise son emploi du temps en fonction de ces données. Les responsables de l’organisation peuvent les aider et les conseillers, notamment en raison de l’importance des relations avec les collectivités locales, les associations ou simplement entre participants.
Et l’intendance ?
Le logement est de type sommaire, la plupart du temps. Il se fait souvent dans une école, dans des familles, ou un autre inusité, parfois sous des tentes. Les jeunes dorment le plus souvent sur des nattes tissées ou des petits matelas de camps…
Les repas sont préparés à tour de rôle par les participants. Le groupe a la responsabilité de gérer son propre budget.
Et le travail ? Et les loisirs ?
L e travail est de 30 heures par semaines pour les adolescents, de 35 heures pour les adultes. Les horaires sont adaptés par le groupe aux conditions locales.
Le temps de loisirs est l’occasion de découvrir la vie locale et la région, par des contacts, des excursions, des veillés. Tout une animation complémentaire est prévue.
Les participants sont obligatoirement encadrés par deux responsables, ce qui garanti la qualité de la vie en groupe et le suivi du projet d’animation arrêté à l’avance.
Pour les participants, que reste-il de cette expérience à la fin du séjour ?
D’abord ce qui se voit, ce qui demeure :
Un beau toit, un sentier aménagé, un terrain défriché, une maison habitable, un bâtiment scolaire ou case de santé bien aménagée ou construit. Des enfants, des adultes bien encadrés... C’est loin d’être minime.
Mais ce qui reste surtout, c’est l’expérience acquise, la preuve qu’en s’unissant, des villageois, des associations, des responsables locaux, des jeunes venus d’un peu partout peuvent mener à bien des réalisations et cela autrement que sur un mode marchand.
Cela suppose l’adhésion totale du jeune à cet état d’esprit ?
En effet, il doit savoir que s’il ne travail pas pour l’argent il ne travail pas non plus pour rien. Le chantier /stage n’est pas un lieu d’accueil où les parents peuvent inscrire leur grand enfant afin de lui procurer un bol d’air ou de lui faire passer un bon moment.
Pour son épanouissement sur le chantier ou au cours du stage, pour le bonheur de ce qui le côtoient, il faut que ce soit le jeune lui-même qui prenne la décision. Notre action ne peut se développer qu’avec des volontaires.
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