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| MST Bolivie : seule l’action collective est utile |
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de l'info : "Nur als Rind hat man Anspruch auf 5 Hectar, ila 289, octobre 2005, Gert Eisenbürger |
| Posté par veroblech
le lundi 12 décembre 2005.
Modéré le mercredi 01 mars 2006
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C’est seulement en tant que bœuf que l’on peut prétendre à 5 hectares de terre
La Bolivie est un pays géographiquement séparé en deux. D’un côté, les hauts plateaux andins, pauvres, où vit encore la majorité de la population, à une altitude d’environ 4000 mètre. De l’autre côté, la plaines tropicales à l’Est. Alors que sur les hauts plateaux prédomine l’agriculture sur des surfaces extrêmement petites, depuis la Révolution de 1952, les plaines sont caractérisées par des grandes propriétés terriennes. Là, de grandes surfaces sont en friche, et sur d’autres surfaces, on pratique une agriculture extensive agressive et de plus en plus la culture du soja. Durant les dernières années, les conflits ruraux s’y sont aggravés. Des migrant-e-s des hauts plateaux occupent les terres en friche, et les grands propriétaires terriens lancent leurs armées privées à leurs trousses. En 2000, naquit à Gran Chaco le mouvement sans terre MST. Comme souvent, dans la phase de formation de mouvements sociaux, ceci ne s’est pas passé sans division : actuellement, il y a en Bolivie deux organisations de paysans sans terre. Gert Eisenbürger a eu l’occasion de parler avec des représentant-e-s du plus grand des courants : Moises Torres est président du MST Bolivie, Asunta Salvatierra est vice-présidente du mouvement à Cochabamba et promotrice du projet MST-mujer (MST-femmes). Mme Salvatierra a dû par moments abandonner la discussion, parce que son bébé avait faim, et elle arrive enfin à prendre la parole vers la fin de l’interview.
En Allemagne, le mouvement sans terre brésilien est relativement bien connu. Par contre, nous ne connaissons que peu l’organisation du même nom en Bolivie. Quels conflits pour la terre y a-t-il en Bolivie ?
Moises Torres Veizaga :
Le problème de la terre en Bolivie n’est pas nouveau, mais existe depuis presque 500 ans. Depuis que, en 1533, les envahisseurs espagnols arrivèrent dans cette partie de l’Amérique latine, ses habitants originels (les Ayamaras, les Quechuas, les Chiquitanos, les Guarani et d’autres peuples indigènes) subissent des expulsions. Cela a mené au cours de l’histoire jusqu’à aujourd’hui à des confrontations violentes. Les indigènes n’ont pas simplement accepté leur expulsion, ils se sont défendus. Des noms comme Tupac Amaru et Micaela Bastidas sont étroitement liés aux soulèvements indiens autour de 1700, et plus tard des noms comme Tupac Katari, Bertolina Sisa et d’autres, que l’histoire n’a pas transmis. Quand, en 1825, la République est proclamée, le fondateur de l’Etat, Simon Bolivar, fait une promesse : là où la terre des indigènes est « taboue », elle ne peut être revendiquée. Mais les présidents suivants ne s’en sont pas souciés. En 1870, le président d’alors, Melgarejo, édicte un décret, selon lequel la terre sur laquelle vivent des indigènes, ne leur appartient plus automatiquement. Ceux qui avaient de l’argent pouvaient l’acquérir, ils devaient payer à l’Etat la somme correspondante et étaient ensuite considérés comme propriétaires. Cela fonde le féodalisme des grands propriétaires terriens dans l’Ouest du pays. En conséquence du nom de la loi, les terres, les animaux et les indigènes eux-mêmes appartiennent, à partir de ce moment-là, au domaine de domination des grands hacendados.
Par la suite aussi, les soulèvements indiens allèrent plus loin, auxquels on répondait par des massacres, jusqu’à ce que, dans les années 1930, la guerre du Chaco avec le Paraguay montre aux combattants qu’ils étaient en fait parti en guerre pour deux sociétés pétrolières. A cette époque, les indigènes vivaient sous la domination des hacendados pour ainsi dire dans un système d’esclavage, jusqu’à ce que, au milieu des années 1940, sous la présidence de Villaroel, le système pongueaje soit tendanciellement supprimé. Dès lors, 50% de la force de travail des indigènes appartient aux grands propriétaires terriens, et ils peuvent travailler à 50* pour eux.
Mais ce président (Villaroel) est viré par sa propre équipe, les hacendados et les propriétaires de mines. L’industrie minière est alors dominée par trois barons de l’étains : avec environ 500 grands propriétaires terriens dans l’Ouest du pays, ils dirigent dans les faits le pays. Dès lors, les luttes pour la terre s’aggravent.
Dans la région d’où je viens, un paysan, Hilario Grajera, commence à mettre le feu aux haciendas des grands propriétaires terriens. Car l’exploitation était devenue insupportable. Juste un exemple : quand les filles atteignaient l’âge de 15 ans, elles devaient coucher avec le patròn. Le pillage dura presque deux semaines, puis intervint l’armée. Le principal meneur réussit à s’enfuir, mais plus tard, il fut emprisonné ici à Cochabamba. Cependant, le mouvement ne peut plus être arrêté ; dans beaucoup de Départements, les indigènes se soulèvent, jusqu’à ce que, finalement, la Révolution ait lieu en 1952. Les mines sont étatisées, le suffrage universel est introduit, la droit à l’éducation est inscrit dans la loi. Mais on ne peut pas dire que la direction d’alors du MNR (Movimiento Nacionalista Revolucionario) par Victor Paz Estenssoro se tenait du côté des paysans. Il avait seulement réagi sous la pression. Déjà à cette époque, l’ambassade américaine était l’éminence grise qui tirait les ficelles. Le 2 août 1953, la loi sur la réforme agraire est proclamée. Officiellement, la terre appartient désormais à ceux qui la travaillent. En théorie, la terre est cédée aux anciens travailleurs des grands propriétaires terriens. On leur attribue des parcelles de 3 à 5 hectares maximum, et les grands propriétaires terriens émigrent vers l’Est. Là, à nouveau, ils expulsent les indigènes et s’approprient des surfaces encore plus grandes qu’avant, dans l’Ouest. A l’Ouest, à cause de la petite taille des surfaces, une exploitation agricole intensive se met en place. Le problème devient rapidement encore plus grave avec la répartition lors d’héritages – chaque famille des paysans a cinq, six, parfois dix enfants. Ceci signifie qu’une parcelle de 5 hectares attribuée en 1953 est aujourd’hui partagée entre 30 à 40 descendant-e-s. Ceci est le résultat de la réforme agraire. Aujourd’hui, les gens n’ont de nouveau pas de terre ou seulement une minuscule parcelle. C’est pourquoi, le taux de migration des familles sans terre vers les centres urbains ou vers l’Est, pour les récoltes de canne à sucre, de coton ou de soja, est très grand. Beaucoup partent aussi vers l’Argentine ou l’Espagne.
D’autre part, Victor Paz Estenssoro, durant ses deux mandats, a fait cadeau d’environ 6 millions d’hectares de terres à ses amis politiques et militaires. Son successeur encore 4 millions d’hectares. Puis suit la présidence du dictateur Hugo Banzer, une vraie punition pour la Pachamama (la Terre Mère). Pendant ses sept ans de gouvernement, il fait cadeau, oralement ou par écrit, de 17 millions d’hectares. Après lui, Natush Busch ne reste que 14 jours en poste, mais réussit, dans ce laps de temps, à faire cadeau d’un million d’hectares. Le dictateur militaire Luis Garcia Meza, un trafiquant de drogue, qui est arrivé au pouvoir suite à un putsch, répartit 10 millions d’hectares entre ses protégés. Quand on additionne le tout, on arrive largement à 35-40 millions d’hectares. En tout, il y a en Bolivie environ 65 millions d’hectares de surfaces utilisables pour l’agriculture. Dont encore 16 millions sont protégés : forêt primitive, régions naturelles protégées, lieux saints, etc. Là, l’utilisation agricole des campesinos est interdite, alors que des multinationales, des trusts pétroliers, miniers ou du bois polluent, détruisent, comme cela leur chante.
Face à cette situation injuste, de nombreuses mobilisations ont eu lieu. Nous sommes soutenus par la convention 169 du OIT (Organisation Internationale du Travail), que la Bolivie a signée. Le droit des indigènes sur leur terre est inscrit là-dedans, ancré dans le droit national par la loi 1257. S’appuyant sur ces deux lois, de grandes marches ont eu lieu, entre autres un marche mensuelle partant de l’Est et de la région amazonienne du Nord vers La Paz, pour exiger une modification de la loi sur la réforme agraire, parce qu’elle ne nous aide pas.
En réalité, une nouvelle loi a été élaborée, mais l’oligarchie était contre. C’est pourquoi la loi de l’INRA (Instituto Nacional de Reforma Agraria) adoptée au Parlement a été modifiée à notre grand désavantage. Elle a été formulée tout à fait dans le sens des industries agricoles de l’Est du pays.
Entre-temps, un commerce de gros investissements pour les terres s’est institué : des Mennonites, des Japonais, des Russes, des Brésiliens, des Péruviens, des Chiliens apparaissent et achètent la terre. Comme si cela n’était pas suffisant, ils ont aussi fait adopter des décrets qui vont directement à l’encontre du droit de propriété des indigènes sur la terre sur laquelle ils vivent depuis des années. Autour du 4 août 2003, le président Gonzalo Sánchez de Losada a violé une loi selon laquelle un grand propriétaire terrien doit apparaître devant les autorités avec un projet de culture agricole et ne pas aller plus loin pour se voir adjuger 100'000 hectares. Cette loi est une des raisons pour lesquelles des organisations sociales ont chassé ces messieurs du pays.
Quand est né le MST en Bolivie ?
Depuis 2000, des gens qui ont migré des hauts plateaux vers l’Est s’organisent à Gran Chaco. Là-bas, ils travaillent comme journaliers ou dans le système pongueaje sous la surveillance des administrateurs dans les grands latifundi dont les propriétaires vivent à l’étranger. Comme beaucoup de terres restaient en friche, ces « propriétaires » n’ont pas rempli leur fonction socio-économique qui était ordonnée. La terre en friche devrait en effet être rendue à l’Etat. Mais l’Etat ne remplit pas non plus son devoir ; au contraire, il leur établit plutôt des titres de propriété supplémentaires. En conséquence, les travailleurs ont pris la terre pour eux-mêmes et ont commencé à la cultiver eux-mêmes. Après une courte période, suite à de telles prises de possession de terres, le propriétaire apparaît fortement renforcé. Le 9 octobre 2002, il y a eu un massacre à Gran Chaco. Cinq membre du MST ont été tués par les grands propriétaires terriens avec l’aide de l’armée et de la police. Jusqu’à aujourd’hui, les assassins courent toujours en liberté, alors que des mandats d’arrêt existent contre les dirigeants du mouvement pour appropriation illégale. Cependant, on doit ouvrir les yeux sur le fait que, d’après la Constitution bolivienne, article 166, la grande propriété terrienne est interdite. Le MST, qui a été fondé il y a cinq ans, le 9 juin 2000, à Gran Chaco, s’est encore affermi depuis ce massacre-là. Depuis lors, nous sommes présents partout en Bolivie.
De quelles méthodes se sert le MST pour atteindre ses objectifs ?
Selon notre expérience, en Bolivie, la terre appartient à ceux qui ont les armes et l’argent. Les grands propriétaires terriens sont entourés par des tueurs à gages et ils sont équipés des armes les plus modernes. Notre mouvement a déjà découvert des caches d’armes, où on pouvait tout trouver, des mitrailleuses aux armes de chasse. Plus à l’écart des routes principales, on trouve ensuite des laboratoires de cocaïne et encore plus loin des plantations de marijuana. Les grandes propriétés terriennes, les armes et le marché de la drogue, voilà le trio que l’on trouve aujourd’hui dans l’Est, où les grandes donations de terres et les saisies illégales de terres ont eu lieu.
Prenons les éleveurs de bétail. Ils demandent 25 hectares par tête de bétail, imaginez-vous cela. Actuellement, ils ont 5 hectares par tête de bétail de l’Est de la Bolivie. Mon grand-père a reçu à son époque, avec la réforme agraire dans l’Ouest, également 5 hectares, pour 30 ou 40 héritiers. Où est donc la justice ? Peut-être faut-il aujourd’hui être un bœuf pour avoir droit à 5 hectares.
Ou bien prenons les marchands de bois. Selon la loi sur la forêt, ils doivent payer un dollar par an et par hectare. Les concessions se montent à disons 50'000 hectares d’une durée d’exploitation de 30 à 40 ans. Mais aucun n’a jamais vraiment payé la somme exigible. Mécontents de cette situation, les marchands de bois exigent maintenant les titres de propriété pour les surfaces de forêts qu’ils exploitent. Ils veulent devenir propriétaires des forêts, comme s’ils avaient dépensé le moindre centime pour le reboisement ou la biodiversité des forêts. Ceci est complètement injuste.
Face à de tels adversaires, nous ne pouvons rien atteindre tout seuls. Nous avons toujours été chassés à nouveau. Même si les terres que nous possédons sont complètement en friche, il y a toujours quelqu’un pour apparaître à un moment ou à un autre avec quelque papier suspect et exiger que nous partions. Et les journaux et médias ne sont absolument d’aucune aide. Ils sont du même avis : nous serions des criminels, dans l’illégalité, nous aurions des armes. Quand la police déniche un dépôt d’armes chez un grand propriétaire terrien et arrête des tueurs à gages, les deux réapparaissent plus tard comme par magie au même endroit. Et personne ne s’énerve, les médias n’écrivent pas une ligne. Les organisations des droits humains, le médiateur pour les droits humains sont au courant, mais rien ne se passe. Et personne ne prend la parole quand des tracteurs pénètrent dans une région dont la biodiversité est protégée.
Dans cette situation, seule l’action collective sert à quelque chose. Nous nous sommes réunis avec différents mouvements sociaux. Parfois c’est difficile, parce qu’il y a des jalousies internes, parfois aussi de la méfiance, parce qu’ils ne connaissent pas la véritable situation des membres du MST. A cette alliance appartiennent l’Union syndicale des paysans CSUTCB, la Conamaq (Confederación de Ayllus y Marias des Qollasuyo), le CPS (Indígenas de Santa Cruz), les indigènes de Beni et Chaco, l’association des paysannes Bartolina Sisa et d’autres encore.
Les prochaines votations ont à vrai dire affaibli notre pacte, car quatre organisations ont décidé de se présenter aux élections. Mais je pense que, quand toute cette mascarade de candidats sera passée, nous pourrons de nouveau travailler à nos propres objectifs.
Y a-t-il des relations entre le MST Bolivie et les mouvements sans terre d’autres pays ?
Oui. Nous avons des contacts et nous avons participé aux rencontres du MST brésilien. Mais ces derniers temps, ils ne répondent pas. Mais apparemment, ils sont d’avis que nous devrions nous entendre entre nous, en Bolivie, et ensuite engager un travail international. Nous avons aussi des contacts avec Via Campesina à travers qui nous obtenons aussi des informations d’Afrique et d’Asie.
Combien de familles appartiennent aujourd’hui au MST ?
Environ 5’000 personnes sont inscrites. Sur le terrain, nous comptons environ 20'000 personnes. Mais beaucoup de personnes dans la même situation ne savent encore rien de notre existence et ne connaissent absolument rien de leurs droits. La Bolivie a un peu plus de 8 millions d’habitant-e-s dont plus de la moitié vit en ville. Sur les presque 4 millions qui vivent à la campagne, 3 millions sont sans terre ou n’ont qu’une extrêmement petite propriété. A ceux-ci s’ajoutent les nombreux migrant-e-s en ville ou à l’étranger qui s’y sont installé-e-s car il n’y avait pas de terre pour eux.
Les femmes sont-elles actives dans le MST dans la même ampleur que les hommes ?
Asunta Salvatierra : Souvent les femmes ne savent pas du tout ce qu’est le mouvement sans terre. Je fais un travail d’information dans cinq provinces. Les femmes souffrent le plus, elles sont très pauvres dans les régions andines. Elles n’ont pas suffisamment de terre pour pouvoir cultiver du maïs, du blé et d’autres céréales, dont la vente et les revenus ainsi dégagés leur permettent ensuite de financer la formation de leurs enfants. Par conséquent, il ne reste pas d’autre solution aux familles que de déménager en ville. Mais souvent seuls les hommes partent, alors que les femmes restent à la campagne et gardent les moutons et les poules. Mais ici à Cochabamba, les hommes gagnent, en tant que travailleurs de force, un demi Boliviano ou un Boliviano (environ 15 centimes), ce qui ne suffit pas. Alors ils partent vers Santa Cruz pour travailler dans les grandes plantations. Avant, les femmes n’avaient absolument pas de formation ; aujourd’hui, nous visons justement à les former. Moi-même, j’enseigne et je remarque que les femmes ne savent absolument pas qu’elles ont un droit à la terre, comme les hommes. Les femmes doivent d’abord pouvoir faire quelque chose, ensuite nous cherchons un terrain et ensuite nous l’occupons tous ensemble, hommes et femmes.
Ce qui me donne beaucoup de souci, c’est que de très jeunes filles viennent ici à Cochabamba et espèrent pouvoir suivre une formation. Elles atterrissent dans un ménage, travaillent 3-4 mois sans salaire et sont ensuite à nouveau mises à la porte. Beaucoup tentent ensuite leur chance à Santa Cruz, et se font engager à la journée. Pour sortir de ce cercle infernal, nous faisons un travail de formation. Car la fuite de la campagne n’est pas tout. Les femmes doivent aussi savoir ce qu’elles peuvent cultiver là-bas et ce qu’elles ont comme droits.
Comment vous-même êtes-vous venue ou MST ?
Avant, j’étais dans une autre organisation, l’organisation des paysannes Bartolina Sisa. Cela m’a beaucoup plu. Dans les groupes de travail, j’ai discuté pendant des jours entiers. A un grand congrès à Sucre, j’ai ensuite fait la connaissance du MST et, depuis lors, je travaille avec ce mouvement, parce que je ne voulais pas seulement apprendre moi-même mais que je veux aussi soutenir mes compañeras dans leur apprentissage. En plus j’ai des occasions au MST. Peut-être qu’elles en sauront un jour plus que moi.
Dans une famille, qui a le titre de propriété, l’homme, la femme ou les deux ? Comment cela est-il réglé du point de vue de la loi ?
Le plus souvent l’homme, parce que l’héritage passe par l’homme en général. C’est seulement quand l’homme meurt que sa veuve peut recevoir le titre de propriété.
Combien de femmes y a-t-il à la direction du MST ?
A l’échelon national, il y a deux femmes et, au niveau des 16 provinces, il y en a aussi. Ici à Cochabamba je fais moi-même partie de la direction.
L’interview a été mené par Gert Eisenbürger le 15 septembre 2005 à Cochabamba pour la revue allemande ila, numéro 289, octobre 2005
Traduction en français: Sarah Jurisch Praz
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