GROUPE DE LIEUX D’ACCUEIL

RESUMES DES RENCONTRES PASSEES

 


Gaccueil__meymans

au Creuset de Meymans, mars 2007

 

 

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CREUSET DE MEYMANS LE 27 MARS 2004

 

 

un débat-partage sur le thème de l’accueil

à l’intention des personnes concernées par les activités d’accueil

sous leurs diverses formes : lieux d’accueil, lieux de vie, lieux de stages, maisons d’hôtes, etc.

 

Cet échange sera suivi par l’Assemblée générale de l’association à 17 h, puis par une soirée conviviale vers 20h, auxquelles tous les participants au débat de l’après-midi sont cordialement conviés.

A l’ordre du jour :

Tour d’horizon des participants : les projets déjà en marche, les projets en cours d’élaboration, les rêves de projet

Le fonctionnement concret

Les relations entre les initiateurs du projet et la structure éventuellement créée (asso­ciation…) : qui fait vivre le projet ?

La question de l’argent

Les aides externes ou internes à la structure

Comment les actifs qui collaborent au projet sont-ils payés de retour ?

L’accueil au quotidien

Qui assure l’accueil ? la répartition des tâches entre les accueillants

Les territoires respectifs des accueillants et des accueillis

Cadre et limites de l’accueil : l’offre de départ, les possibilités et limites pratiques du lieu, les possibilités et limites personnelles des accueillants

Le contenu philosophique, les liens avec l’extérieur

la formulation de l’offre de départ : textes fondateurs, références philosophiques ou spirituelles explicites, implicites ?

Les fondateurs proposent-t-ils quelque chose qu’ils ressentent comme plus grand qu’eux ? Y a-t-il par exemple une dimension communautaire ?

Faut-il mobiliser d’autres personnes ? Pourquoi, comment ?

…et autres thèmes selon les questionnements des participants

 


 

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CREUSET DE MEYMANS LE 10 OCTOBRE 04

Cette 2ème rencontre a été l’occasion de parler plus en profondeur des expériences de chacun et des désirs pour la suite de ces rencontres. Plusieurs thèmes importants dans la notion de lieu d’accueil ont été abordés :

- les limites des « accueillants » dans la gestion du quotidien et de l’administration

- les liens entre porteurs de projet et aides bénévoles

- qu’est-ce qui motive les aides bénévoles

- qu’est-ce que je donne , qu’est-ce que je reçois

- harmoniser, faire le lien entre la personne, l’écologie et un 3ème pôle (la création, le lieu, les repas, une technique…)

- la question de l’argent

- le lieu d’accueil porté par un couple

La suite ? La totalité des présents (+ de qques absents s’étant exprimés) est intéressée à se retrouver pour continuer cet échange sur l’idée de 2 à 3 fois par an, à condition que :

- l’on se retrouve autour d’un thème donné à l’avance

- ce soit dans un lieu différent chaque fois, avec un temps de présentation du lieu et du projet

- d’avoir un temps de pratique ensemble (taijiquan, musique ou autre…) et/ou un temps de respiration nature à l’extérieur (bois, jardinage, visite…)

 

 

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LA NOTE BLEUE LE 9 JANVIER 2005

"Comment, à travers la réalisation d'un projet d'accueil,

je me transforme et je deviens"

 

Présents : Marie-Hélène Bonniel, Danièle Bourlier, Agnès et Gilles Bouvet, Giselle Chausseblanche, Françoise Gousset, Pierre Janin, Michèle Julien, Annick Leruste, Isabelle Lozano, Jacques Mayoud et Katy Ollif, Nicolas et Christine Molle, Sylviane Rivoire, Luc Sauvajon et Manon Tardy, Catherine et Antoine Van Limburg, Marie-Christine Veeran.

Présentation des différents lieux d'accueil déjà réalisés, en projet, en construction, en idée ou en rêve...

À propos de la réglementation : à priori, il est plus facile d'accueillir des adhérents que du public, et l'esprit du lieu est plus facilement porté par une association (cadre, références, soutien, miroir) qui peut être aussi supervisée par un tiers. La loi est plus souple pour l'accueil de jour que pour l'hébergement. L'aide à la création d'entreprise ou au tourisme rural peut être demandée auprès de l'A.F.R.A.T. (Autrans) : cet organisme propose différents modules (fiscalité, droits) donnant accès à des infos pas facile à trouver, cela amène rigueur et discipline. Il est intéressant d'avoir les éclairages des professionnels : assurances, banques, expert comptable, avocat, subventions, mais il est bon de rester vigilant pour ne pas dévoyer le projet à cause des pressions extérieures réglementaires ou autres. Du rêve à la réalité, du besoin de cadre vers l'ouverture, il s'agit d'avancer en marchant, de ne pas se bloquer et de "garder son âme".

À propos de la rédaction du projet : elle est indispensable pour une clarté relationnelle au niveau du couple, de la famille proche et élargie, des amis, du travail dans et/ou hors du projet, et des personnes accueillies.

Définir la vocation du lieu, les espaces privés et/ou collectifs, les règles nécessaires au bon fonctionnement, mais rester souple pour que le projet reste vivant et continue d'évoluer.

Préserver le privé et y penser avant les travaux. Il est difficile d'avoir les textes de réglementation, et en plus les interprétations peuvent être différentes selon les lieux et les personnes. Il ne faut pas se laisser impressionner par les gens qui sont dans le pouvoir. Avoir des éclairages de personnes compétentes (avocat, expert-comptable), cela aide à concrétiser un rêve.

Dans un projet, il y a des entrées multiples, et il est difficile de maintenir un projet face à des pressions extérieures (subventions). Besoin de vigilance pour maintenir le cap. Ne pas se laisser décourager.

Je me transforme et je deviens

Ne pas dire oui à tout le monde, savoir poser ses limitescomment le projet soutien le couple et inversement, comment rendre cela cohérent et intégrer les deux.

Comment je reste fidèle à mes rêves ? J'évolue en même temps que le projet : déstabilisant d'être en dualité entre garder mon âme et m'adapter à la réalité.

Les limites arrivent avec les réalités vécues. Faire travailler le NOUS dans le couple : accepter ou refuser et délimiter privé/public.

Une structure associative est un soutien important.

Nécessité de se ménager des temps d'arrêt pour faire le point.

On accueille l'ambivalence, la diversité et la complexité de la nature humaine.

Accueillir, cest dabord saccueillir soi, accueillir certaines parts de soi-même. Être dans le concret, rendre «matérielle » une idée, cela répond à quelque chose qui nétait pas formulé dans le projet.

Ce qui est important ce nest pas le projet finalisé, cest surtout la mise en route du projet. Vivre et accepter aujourd'hui ce qui arrive dans les épreuves, cest toujours un cadeau : quand je lâche-prise, les choses se mettent en place.

Cest une synergie qui se met en place : ce qui se passe dans le lieu ne dépend pas uniquement de nous.

Ouvrir un chantier c'est se mettre en chantier.

 


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CHABEUIL, 4-5 JUIN 2005

« Le lieu : quelles interactions entre le lieu et moi ? »

Le lieu :

- ce qu’il est en tant que tel.

- ce qu’on imprime dedans. Le respect du lieu.

- Est-ce le lieu qui a amené le projet, ou le contraire ?

- Comment est ce que je me nomme dans ce lieu ?

- Dans quel rôle est ce que je me sens ?

Résumé :

L’accueil, ce n’est pas un projet sur un lieu, mais avec le lieu. En plus, le lieu est vivant, il bouge avec nous. Notion de dynamique.

Savoir perdre la maîtrise, ne pas passer en force, se donner du temps. Les choses arrivent quand on est prêts. Il faut du vide pour créer.

Thèmes récurrents :

Etre porté / avoir confiance. Accepter le vide, préalable à la création. Lacher prise

Etre porteur

Le rapport aux clients : Relations privé / collectif

Le rapport au temps

Le rapport au foncier et à l’immobilier : propriétaire ? gestionnaire ? gardien ?...

La responsabilité, le rôle, être absorbé dedans ou pas ?

Le juridique



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AVRIL ET NOVEMBRE 2006

"Accueil et argent"

Les lieux d'accueil ont des statuts juridiques différents : association, commerçant, autres... Donc les modes de tarification sont différents avec parfois une modulation en fonction des revenus des personnes accueillies voire même sous forme d'échange de services.

Dans nos lieux, l'argent est avant tout un outil d'échange et non une finalité. On est entre le système marchand et le don. L'argent nous met en rapport avec notre propre façon de « recevoir et donner ».

La question de l'argent touche l'intimité de chacun. Le rapport à l'argent est souvent conflictuel avec soi-même comme avec les autres : l'argent qui brûle les doigts, la peur du manque, l'argent sale, le pouvoir de l'argent, trouver le juste prix...

La dimension humaine étant au cœur de nos projets d'accueil, chacun tend vers « la sobriété heureuse » dont parle Pierre Rabhi.

 

 

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LE CREUSET DE MEYMANS 24 -25 mars 2007

« Dans notre projet d’accueil, la place de notre famille,

de nos proches, de nos amis et les relations avec le voisinage. »

Héritages : cadeaux ou/et charges,

transmission et transformation de l’argent?

Les enfants et nos projets : jalousies, besoin d’intimité et culpabilités maternelles.

Les amis et nos projets : limites et règles entre inviter et faire payer.

Le conjoint et nos projets

Les clients et nous : vous désirez du thé ou du café ?

La forme associative : adaptée ou non ?

Ce qui nous réunis : avoir un lieu d’accueil non dans un but d’activité économique mais pour proposer un accueil humain.

Les héritages : cadeaux ou/et charges ? Transmission et transformation de l’argent ? Fidélité ou pas au modèles familiaux transmis ?

Placements pour les descendants ? Ou dilapidation du patrimoine ?

Se pose la question de la place des enfants dans les lieux ou les projets d'accueil : insécurité possible liée au partage du lieu de vie familial, jalousies, besoin d’intimité, culpabilités parentales...

Nécessité de clarifier la place de chacun dans le lieu autant que dans le projet

On peut aussi se sentir écartelé entre ses enfants et « la famille élargie ».

Les amis et nos projets : limites et règles entre inviter et faire payer.

Chaque témoignage ramène au besoin d’être clair et de faire confiance à son ressenti car en ce domaine il apparaît qu’il ne puisse y avoir d’autre règle qui s’adapte. Chaque situation est particulière. Il faut faire face à l’opportunisme de certains, se méfier des choses implicites, être clair sur sa disponibilité face à une demande ou une attente. Nous confirmons que gérer un lieu d’accueil fait que nos listes de choses à faire sont sans fin et notre disponibilité aux amis s’en trouve affectée (sans parler de notre disponibilité à nous-même !).

Nous parlons du problème des non dits autour des limites, mais étant nous-mêmes souvent en recherche, comment être clair ? Nous devons consentir aux projections des autres y compris celles de nos enfants. Après les avoir identifiées, qu’est-ce qu’on en fait ?

 

 

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LA NOTE BLEUE 29 ET 30 NOVEMBRE 2007

"Les accueils difficiles"

 

Un accueil difficile apprend toujours quelque chose sur soi. La culpabilité derrière « dois-je accueillir tout le monde ? ». La difficulté à dire « non ». Les accueils où on se sent nié. L’accueilli ne respecte pas le lieu ou le projet de l’accueillant.

Les « filtres » avant accueil, définis au fur et à mesure de l’expérience, leur évolution dans le temps.

L’accueil difficile est l’accueil de ce qui est difficile en moi.

Le besoin d’être accueilli par le partenaire, et par soi-même, au sein même du projet. Le besoin de cohésion et de considération mutuelle dans le couple accueillant, notamment dans la présentation du projet aux accueillis.

Besoin de chacun d’exister, d’avoir une part créative et de se réaliser dans le projet. Les répercussions des situations difficiles sur le couple et sur la famille.

Les dégâts visibles et invisibles d’un accueil difficile (notamment l’imprégnation énergétique des lieux), mais aussi le bénéfice si l’accueil fonctionne bien.

• En cas de difficulté, possibilité de faire appel à un tiers extérieur ( la Loi, ce groupe, des proches, etc.)

• Accueillir des individus ou accueillir des groupes : réalités et pratiques différentes.

• Les complémentarités utiles ou nécessaires dans les couples pour faire face à des situations difficiles.

Autres :

• Débat spontané sur les normes administratives de sécurité : nous constatons qu’il y a des infos contradictoires selon les sources. Ce groupe ne se veut pas une référence fiable pour ce genre d’infos.

• Revisite des points qui nous rassemblent :

• le mot « accueil » résonne pour chacun

• L’esprit dans lequel nous accueillons n’est pas uniquement marchand

• L’idée, l’esprit de l’accueil n’impliquent pas forcément un lieu, il peut s’agir d’un projet, d’un rêve…

• Nos réunions sont un temps de partage où chacun s’implique à partir d’expériences vécues

• Richesse de la diversité des types d’accueil et d’accueillants

• Repères pour l’accueil d’éventuels nouveaux participants :

• ils seront parrainés = leur demande sera adressée à l’une des personnes du groupe

• ils se sentent d’accord avec nous sur l’ensemble des points mentionnés ci-dessus

• le premier contact se fera dans un moment spécifique (« porte ouverte ») d’une réunion à venir

• ils devront prendre contact avec les accueillants de la réunion concernée

 


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AUX ECURIES DE SAUVETERRE 26 ET 27 MARS 2008

"les territoires multiples"

Diverses questions ont été soulevées, notamment :

- territoire intime et territoire relationnel

- territoire personnel et territoire « planète »

- territoire dans le monde animal

- lien entre territoire et pouvoir, qui se manifeste dans les comportements de défense du territoire

- violation de territoire

- différence entre offrir un territoire et mettre à disposition un territoire

- comment gérer le lien entre le territoire que j’offre et celui que j’ai besoin de garder

- présence et vigilance pour adapter dans l’instant nos limites à nos besoins

- si je me sens en sécurité dans mon territoire intérieur je peux mieux exprimer mon territoire extérieur et ne pas me laisser envahir

- féminin =ouverture sans limite , masculin= pose de limite ?

- accueil ouvert et accueil contenant

- accueil nourrissant et accueil frustrant

Le débat est relancé sur la question : qu’avons-nous rencontré chacun comme problématique par rapport aux territoires. Il a été évoqué notamment :

§ nos besoins vitaux pour être heureux dans nos projets ;

§ l’utilité pour certains de formaliser et de lister pour eux-mêmes la répartition des territoires ;

§ 3 niveaux de territoires : le personnel, celui qui est partagé en famille, et celui est octroyé aux personnes accueillies ;

§ nécessité d’un espace vide, espace tampon, sas… cohabitant avec les différents territoires déjà mentionnés ;

§ constat que les difficultés rencontrées dans l’accueil reflètent et cristallisent les difficultés relationnelles ou les questionnements du couple accueillant (colères quand l’autre ne fait pas ce que l’on attend) ;

§ le respect du territoire de l’autre passe par le respect de soi-même ;

§ risque de dispersion et besoin de se recentrer ;

§ territoire et pouvoir : abus de pouvoir, pouvoir hiérarchique, prises de pouvoir latentes ;

§ les intentions de chaque accueillant dans la décoration des lieux (chambres notamment).

Questions diverses :

- élargissement ou non du groupe, et dans quelles limites pour chacun : un consensus a semblé s’établir autour d’un nombre maximum de 16 à 18 personnes (ce nombre est déjà atteint si les quatre personnes déjà pressenties décident d’intégrer le groupe : Delphine et Franck, Isabelle, Chantal. Il reste à ces personnes la responsabilité d’en maintenir ou d’en faire la demande.)

- D’autres personnes intéressées peuvent être accueillies au moment du repas du soir, et partager à cette occasion un moment d’échange éventuellement centré sur un thème.

 

 

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A LA SOURCE / CHABEUIL 21 & 22 OCTOBRE 08

« Où en sommes nous par rapport à notre projet »

« LA NOURRITURE »

 

Qu’est-ce qu’on mange ?

Pourquoi je mange ? Pourquoi je choisis de ne pas manger ?

Comment je mange ?

Quand je mange une pomme, qu’est-ce qui me nourrit ?

La nourriture est-elle porteuse de message ?

La nourriture est très importante comme pont entre nous et les accueillis. Les barrières tombent quand on leur propose des choses sympathiques avec le cœur.

Les problèmes d’intolérances alimentaires demandent une certaine vigilance, ça devient parfois compliqué de faire la cuisine pour les autres.

La frustration peut entraver la relation, rendre agressif.

Alors, pourquoi ne pas donner le choix, mettre plusieurs choses sur la table? Accueillis et accueillants trouvant alors leur compte.

Quand on a un lieu d’accueil, on a la responsabilité des quantités.

Avec la nécessité de composer, d’être dans le dialogue pour éviter tout systématisme.

Propositions de thèmes pour prochaine rencontre :

- partager ce que l’on aime

- l’élan dans l’accueil

- comment le projet d’accueil me nourrit, (me fait vivre ?

la vie du groupe. et theme pour la prochaine reunion

< pas d’opposition à l’intégration de Pierre Bataillard dans le groupe s’il en fait la demande.

< Chantal fait écho à l’impression exprimée de fluidité d’échange dans le groupe

Elle n’a pas de nouveau projet si ce n’est de travailler le massage avec Sylviane en vue de proposer du massage aux Ecuries de Sauveterre. (déjà expérimenté avec certains cet été)

< Sylviane émet l’envie de donner le nom de « Creuset de Sauveterre » à la partie propositions d’activités en développement (massage, bien-être etc)

< Pierre rappelle que le nom « creuset » n’est pas déposé mais que la notion de Creuset implique une interaction dans les 2 sens

Que l’idée de départ était une association « Creusets », un réseau. Il envoie les textes fondateurs à Sylviane pour voir comment ça résonne avec son projet.

< Christine expose son projet/concours de création d’entreprise autour de matériels innovants apportant des outils de connaissance de soi (comme celui essayé la veille au soir sur la mesure et la visualisation de la cohérence cardiaque) à installer dans des lieux d’accueils ?...

< Katy met en relation les envies & projets cités (Giselle, Christine, Sylviane…) avec la notion de don.

Echange sur la notion de don, précision de Pierre J sur le fait que le don doit être aussi à double sens, pour ce ne soit pas de l’assistanat

Lien avec proposition de thème de Jacques « Partager ce qu’on aime »

Jusqu’où le don doit-il être complètement gratuit sans attente de justification de sa destination ou de retour ? Quelle responsabilité du donateur sur la « bonne » utilisation du don ? Désaccord entre Nicolas et Pierre sur exemple de don d’argent à leurs enfants.


Le thème de la prochaine fois pourrait être : « Don, partage, joie et lassitude dans l’accueil ». Nous avons parlé dans une réunion précédente de l’argent, de ce que nous faisons payer, la prochaine fois, ce serait sur « ce que nous ne faisons pas payer »

 

 

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24 ET 25 MARS 2009 « LES BELLES OMBRES »

« Don, partage, joie et lassitude dans l’accueil ».

 

Ce qui met en joie c'est la satisfaction et le plaisir des gens, qui se sentent bien dans le lieu.

Plus que le lieu, c’est le tiraillement intérieur qui est source de stress. Il y a un risque physique, si on court à droite et à gauche, de se vider en énergie. Il faut au minimum être dans un état paisible et disponible à ce qui vient, sinon on n’est pas dans l’accueil. Il est nécessaire d' être disponible à l’intérieur, de s'assurer une marge et éviter les «il n’y a plus, il faut que…». Ne pas être coupé en deux. Apprendre à lâcher les rênes, reconnaître et accepter ses limites : cela permet de mieux accueillir.

La joie : ce sont les retours positifs, les gens qui reviennent, le carnet de commandes avec très peu d’annulations, la qualité des échanges avec les clients et animateurs, dont certains deviennent des amis... Cela nourrit.

La lassitude : toujours devoir répéter la même consigne, que les gens ne respectent pas, ça peut couper l’élan de l’accueil.

Il faut savoir se positionner avec bienveillance

Si le cadre est posé, c’est beaucoup plus simple de dire non.

Si on n’est pas serein avec soi même, comment l’être avec les autres ?

Dans un projet de lieu d’accueil, il y a une réalité, le coté matériel des choses, et ce qui n’est pas mis en forme, en mots. Il faut savoir lâcher mais pas tout (l’idée du cerf volant), surtout sur les enjeux importants.

Après la joie du départ, la lassitude s'installe si l'on s'est oublié. Il y a nécessité de ré ajustage.

Dans l'accueil il y a une partie formelle, juridique, financière. Mais il y a aussi l’accueil des autres, de soi, de la vie et de la mort. Cette partie est essentielle. La richesse, c’est d’ouvrir des connexions entre un investissement concret et un aspect relié à la vie. L’accueil des personnes âgées permet de faire ce trait d’union. Le collectif, c’est gérer l’énergie circulant entre les êtres humains, remettre de la vie dans la vie.

 

 

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LA SOURCE » DE SATILLIEU 20 ET 21 OCTOBRE 2009

« Faire de l’accueil et être dans l’accueil, quelle dynamique »

« Faire de l’accueil et être dans l’accueil, quelle dynamique »

Si on fait de l’accueil, c’est pour dépasser notre capacité à accueillir plutôt que damer notre capacité à l’accueil.

Quand la réalité de l’Être est difficile, il peut être nécessaire de passer par le Faire. Maintenant il s’agit d’Être en faisant et c’est l’affaire de toute une vie.

Faire est au service de l’Être parce qu’il y a bien des choses à faire.

Une situation très dure se transforme parfois en solution.

Dire son état intérieur c’est être dans l’accueil, on se confronte à ce qu’on a à soigner.

L’accueil, d’habitude c’est l’interaction avec d’autres, or il y a d’autres composantes : d’abord être en accord avec soi-même.

Est-ce que Faire de l’accueil est associé à quelque chose en retour (argent) et Être dans l’accueil aurait à voir avec quelque chose comme la transformation intérieure.

Qu’est-ce que nous échangeons ? Si l’échange n’est que matériel, je suis dans le faire. S’il est dans le cœur, l’âme, de personne à personne, d’Être à Être, je suis dans l’Être.

Pourquoi une règle, cette règle ? Légitimité ? Pourquoi ça me chahute ? Peur de perdre le contrôle ?

Si on veut tout accueillir, on meurt. On a besoin alternativement de moments de solitude et de moments d’accueil.

Parfois il est question « daccorder » les choses, accorder la structure avec le travail.

Ce qui doit s'équilibrer : les prises de pouvoir de chacun, la place de chacun et de quelle façon cela reste en lien avec le projet de couple.

Avec le temps peut se poser la nécessité de collaborateurs, dagrandir le lieu et les personnes-partenaires.

Il peut y avoir du temps de jachère pour laisser de la place à du nouveau, de la créativité.

Attention aux signes de déséquilibre : nécessité de rester « aligné » sur son axe.

Le projet non abouti, la maison non finie, infinie ne doit pas nous culpabiliser.

Lévolution peut être pétrie de choses difficiles.

L'évolution est basée sur une confiance réciproque au sein du couple d'accueillants.

Le lien au lieu n'est pas le même pour chacun ce qui modifie le regard de chacun sur le projet d'accueil et nécessite des ajustements, des ré-accordages pour rester un projet vivant.

 

 

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MARS 2010

"Accueil et spiritualité"

Des échanges très riches sur ce thème ont eu lieu, mais devant l'intimité du sujet il n'y a pas de compte-rendu.

 

 

• 14 •

RACLAZ 14 & 15 NOVEMBRE 2010

"Quelle évolution pour nos lieux"

 

Parfois il est question « daccorder » les choses, accorder la structure avec le travail.

Ce qui doit s'équilibrer : les prises de pouvoir de chacun, la place de chacun et de quelle façon cela reste en lien avec le projet de couple.

Avec le temps peut se poser la nécessité de collaborateurs, dagrandir le lieu et les personnes-partenaires.

Il peut y avoir du temps de jachère pour laisser de la place à du nouveau, de la créativité.

Attention aux signes de déséquilibre : nécessité de rester « aligné » sur son axe.

Le projet non abouti, la maison non finie, infinie ne doit pas nous culpabiliser.

Lévolution peut être pétrie de choses difficiles.

L'évolution est basée sur une confiance réciproque au sein du couple d'accueillants.

Le lien au lieu n'est pas le même pour chacun ce qui modifie le regard de chacun sur le projet d'accueil et nécessite des ajustements, des ré-accordages pour rester un projet vivant.

 

 

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MARS 2011

« Quelles interactions avec le reste du monde ? Nos liens avec l’environnement Le couple accueillant ou l'accueillant, le lieu, l'environnement »

 

Réseau et liens s’ouvrent bien au-delà du lieu d’accueil.

La confrontation à un environnement qui peut être hostile peut se traduire par une forme d'exclusion.

Être de plus en plus à l’écoute de ce que nous sommes, avec la question : est-ce juste pour nous ?

Cela amène à trouver la juste distance.

Envie de continuer à semer des graines. Ça ne pousse pas forcément mais on continue.

Nous avons à consentir que le cercle du village ne soit pas forcément bienveillant. L’opposition peut être normale.

Il peut être nécessaire de ne pas toujours dire ce que l’on fait.

Le cercle immédiat n’est pas toujours favorable. Si nous sommes porteur de quelque chose, cela rayonne autour, il n'y a rien à faire, mais juste à être.

Nous, microcosme, nous serions une représentation du macrocosme : laisser la confiance revenir par l’extérieur.

Avancer dans l'accueil c'est aller plus loin dans l’expression de qui on est.

De la question de l'essaimage pour continuer à avancer.

L’action volontaire et l’acceptation de ce qui est là. Quelle image nous donnons à l’extérieur, comment prend-on en main cette image ? C’est toujours être à l’écoute de l’ouverture à des gens nouveaux, mais aussi que nous n’avons pas la maîtrise de tout ça. Il est parfois serein d’avoir le double regard, mais cela génère parfois de la tension.

Alternance de « nous continuons » avec des moments de découragements : « À quoi ça sert ? ».

Donner à voir pour que les autres comprennent mieux ce que l'on fait nécessiterait un investissement à 100%.

Être et faire là où on est.

 

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OCTOBRE 2011

« Efficacité et / ou accomplissement dans l'accueil ? »

 

c’est quoi l’efficacité dans l’accueil ?

chacun parle de des élans /frustrations comment on négocie / tour des « vécus » :

Elan du cœur et efficacité du ménage , c’est difficile. Ne pas aller vers les accueillis avec mes problèmes.

L’efficacité, je la place pas sur le plan matériel mais sur ma disponibilité intérieure.

Etre efficace : avoir le minimum de dispo intérieure pour que la personne trouve sa place vitale. Le matériel, ça tourne. Une manière d’être efficace, c’est après le repas de dire « j’ai besoin d’aller me reposer » et d’organiser la vaisselle. + efficace en allant me reposer ; me retirer. Gérer les AR entre je suis présente/ je ne suis pas présente.

Poser les besoins, énoncer ce qui pourrait faire difficulté pour être relayé ou différer la tâche.(ex la vaisselle) = faire du nous : est-ce que c’est OK si je vais me reposer ? ça ouvre à la possibilité de prise en charge par d’autres, et qu’ils prennent leur place, se sentent accueillis.

Importance de s’avertir, de dire ce qui se passe,

Importance de dire « Est-ce que ça va pour vous/toi si… »

On peut faire appel aussi au groupe accueilli, ne pas faire porter la tâche urgente à l’autre du couple, pour ne pas aller à l’épuisement.  L’efficacité n’est pas que sur le matériel , c’est aussi un épanouissement dans l’action.

L’efficacité ds l’accueil c’est déjà bien s’accueillir soi-même avec ses besoins.

Besoin parfois posé trop durement, surtout avec les hommes qu’on a choisi : c’est pas la peine.

Ça ne doit pas prendre de l’énergie inutilement.

La maturation du projet n’est pas faite. On a des idées, mais c’est pas mûr. Qu’est-ce que je veux exactement ?

Mais je ne me sens ni impatient, ni frustré et encore moins coupable.

On a du mal à accepter notre lenteur, notre rythme, les aléas, les besoins des parents… Par contre on parle de notre efficacité, on essaie de se donner une discipline de vie, d’horaires, des canevas. On est encore ds une phase de créativité.