Puis ce fut la découverte de l'E-com Libre, dans laquelle j'ai retrouvé des éléments "philosophiques" qui fondent mes engagements actuels aussi bien sur le plan social qu'économique ou politique, e que vous trouvez dans les 2 articles que j'ai publié sur cooperation.net: Le "principe Emmaüs" et Rêver un monde autre.
La rencontre de Théo Bondolfi et du site Ynternet.org m'a montré une réalité en construction, donc avec les imprécisions et les incomplétudes mais aussi les ouvertures et les promesses de l'inachevé.
Ce qui va suivre ne veut pas être une analyse exhaustive de l'expérience du Libre, mais quelques pistes de vérification de sa pertinence, faite par la mise en parallèle avec la pensée critique de Riccardo Petrella.
La parole volée
Dans la société occidentale actuelle (la société dans laquelle je vis) la parole, droit fondamental de chaque personne, a été enlevée, rendue esclave, achetée. La parole occidentale est dominée par des principes qui veulent imposer une espèce d'homologation du monde.
Le Libre, par son principe de la libre circulation de la pensée (cf Eric S. Raymond, Richard Babrook et autres)et par les instruments de communication mis à disposition de Monsieur Tout le Monde, est une invite à se réappropier de la "parole volée" et en même temps un moyen adéquat pour réaliser cette réappropriation.
Le citoyen dépossédé
Au cours des 30 dernières années une grande transformation a eu lieu: dans nos cités on a démantelé le système de la citoyenneté. Être citoyen a été vidé de son contenu. Le système architectural de la citoyenneté occidentale est beau formellement mais son sens a été vidé.
Le Libre est une démarche citoyenne, qui demande et permet à chaque personne qui y adhère d'entrer dans une "démarche citoyenne", une démarche de choix responsables en vue d'un "Bien Commun", d'une société qui reconnaisse de nouveau la centralité de la personne comme citoyen, source et validation de tout pouvoir aussi bien politique qu'économique.
Marchandisation de la connaissance et du savoir
Nous assistons à l'émergence de l'économie de la connaissance. Les ordinateurs facilitent toujours plus l'accès à la connaissance: il y a donc technologisation de la connaissance. La technologisation de l'économie et de la société portent à l'industrialisation de la science. La connaissance devient marchandise, bien possédable, achetable et vendable, au lieu d'être patrimoine de l'humanité.
La philosophie du Libre, particulièrement par la pratique du "Copyleft", est une poussée ver la mise à disposition de tout le monde de la connaissance et du savoir, en même temps qu'un instrument pour réaliser cette mise à disposition. Plus, elle est une invitation à une démarche commune d'enrichissement du savoir. Par le libre, nous passon de l'attidude de "consommateur du savoir et de la connaissance" à celle de "co-créateur de savoir et de connaissance".
C'est ici une première approche de l'E-com Libre et des motifs qui me portent à la soutenir et à la valider. C'est un début de réflexion que je pense continuer à développer.
Lire la suite: regard sur l'e-com libre
Pour qui désire approfondir la connaissance du "Libre" je ne peux que conseiller la lecture de "Libres enfants du savoir numérique" aux Editions de l'Eclat.