La jeunesse africaine est préoccupée par la situation de la démocratie dans le continent africain. Parce que cette jeunesse n’est plus celle de la période pré ou post coloniale, ni de la période néocoloniale et de la guerre froide. C’est une jeunesse nouvelle qui s’annonce. Au temps de la guerre froide, la majorité des jeunes nationalistes africains avaient des tendances communiste, antiimperialiste… C’est le cas des Nasser, N’KRUMA, Cabral, Mandela, Lumumba, Bourguiba, Sankara…
De nos jours, la jeunesse africaine est mondialiste, libérale et patriotique-nationaliste : une jeunesse démocratique qui se prépare, une chance pour l’Afrique ?
L’Afrique s’est toujours donner pour une évolution radieuse du monde. C’est pourquoi le Président SENGHOR disait : « l’Afrique s’est fait hostie noire, l’Afrique s’est fait hostie blanche pour que vive l’espoir de l’Homme »
Elle doit alors profiter de cette mondialisation à cause de sa situation historique dans le monde. Elle qui est la porte et la clé de l’épanouissement du monde, elle qui est l’hospitalité et la réserve de la main d’œuvre mondiale, Elle qui est l’origine de l’Amour du prochain.
L’Afrique et sa jeunesse actuelle restent ouvertes au monde sans haine, ni rancune mais avec joie et fierté pour construire un monde de paix, de joie et de vie la plus humainement possible.
La jeunesse africaine essaie de s’adapter à celle du reste du monde et essaie de trouver une solution pour son épanouissement. Comment pourra-t-elle profiter de la démocratisation en cours ?
L’Afrique reste vulnérable aux facteurs historiques et coutumiers contrairement à l’Europe démocratique qui est née de l’Evangile, des guerres et de la crainte, l’Afrique actuelle est coutumière, historique et conservatrice.
La coutume et l’histoire africaines imposent les esprits à une vie antidémocratique. Une vie dominée par les esprits, les subversions, les préjugés et les faiblesses humaines en général. En Afrique, l’individu n’existe pas devant la communauté. La coutume impose le communautarisme, la concentration des pouvoirs pour celui appeler chef, roi ou monarques…
Alors que la jeunesse actuelle africaine est désorientée entre coutume et modernité, entre histoire et présent, entre liberté et coutume communautaire, entre indépendance et soumission ?

ALORS ENTRE CHEF ET PRESIDENT

C’est la génération pré et post indépendance qui détient et domine actuellement la jeunesse africaine. C’est elle qui domine l’échiquier démocratique, tiens la commande démocratique. Que peux faire la jeunesse ?
La démocratie est le fruit de la recherche de la liberté dans une nation. Une société libre, d’hommes et de femmes libres, ne peut jamais avoir une autre forme de vie que celle démocratique.
La liberté impose un effort, du courage à surmonter les épreuves de la vie, à prendre des risques pour concrétiser les rêves.
La jeunesse africaine ne pourra jamais construire une démocratie tant qu’elle n’aura pas cherché sa liberté, son indépendance. Elle doit alors se battre, se cultiver suffisamment et assurer elle-même sa prospérité et son indépendance. C’est alors qu’elle imposera la liberté et donc la démocratie.
La liberté n’est pas une atteinte à la loi, un frein à la coutume, une atteinte aux patrimoines culturelles mais la liberté est la glorification de ces ensembles dans l’indépendance totale de chaque acteur qui exploite son cerveau et ses expériences pour les rendre plus utiles et plus adapter au progrès et au bonheur de tous.
Se laisser mourir, c’est de taire ses pensées pour avoir à manger : cela est une jeunesse criminelle pour la démocratie.
Nous devons être une jeunesse d’espoir et d’espérance pour la liberté et la démocratie en Afrique. Alors restons digne, car une jeunesse digne est une jeunesse qui gagne.


Nous ne devions pas être les marionnettes de l’arbitraire…