Nous sommes au Niger, l’un des pays le plus pauvre du monde mais l’un des plus calme aussi.
Les nigériens sont connus comme des gens pacifiques et tolérants. Cela s’explique par la force de la religion (95% des nigériens sont des « musulmans » ) mais aussi par ce qu’on appelle chez nous le lien de cousinage à plaisanterie.
En effet des huit ou neuf ethnies qui composent la population du Niger la plupart blague entre elle ce qui crée un climat de confiance et de sympathie. Les Touaregs sont les cousins à plaisanterie des Djarma, les Pheuls sont les cousins à plaisanterie de Kanouri et ainsi de suite.
Mais depuis les années 90 avec l’avènement de la démocratie en Afrique nous assistons à des changements de comportement. La politique vient diviser les gens qui jadis n’avaient pas des parties prises. Aussi les leaders politiques ne font pas très attention à certain discours qui peuvent avoir des répercussions sur la cohésion des nigériens. Même la rébellion touarègue qui a sévit dans le nord du Pays n’a pas cassé l’harmonie de cet peuple……………
Aujourd’hui pour des intérêts politiques et mesquins de certaines personnes dirigeantes le Niger vit des jours dangereux.
En effet pour soit, disant une harmonisation avec les mesures de l’UMEOA (Union Monétaire et Economique Ouest Africaine) et pour redresser les finances publiques une loi portant imposition de la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) sur les produit des premières nécessité (sucre, farine de blé, lait etc..) a été appliquée.
Cette taxe de 19% a augmenté d’un coup les prix de presque tous les produits de consommation courante.
Parce la farine a augmenté de prix, le pain et tous les produits faits avec coûtent plus cher.
Le gouvernement n’a peut-être pas consulté ses économistes avant de prendre cette mesure car n’importe qui sait qu’en augmentant le cours d’un produit la répercussion se fait sentir sur toute la chaîne.
A l’appel des organisations de la société civile la population ont commencé à manifester son mécontentement en sortant dans les rues partout au Niger.
Jamais aucun parti politique, ni aucun mouvement quelconque n’a mobilisé autant de monde à la marche du 15 mars 2005 à Niamey. Cela n’a pas suffit au gouvernement pour réagir.
Il parle de sacrifice que doivent consentir les Nigériens, alors que par semaine les trois leaders du pays avalent à eux seul 32 millions de FCFA et chaque député est rémunéré à hauteur de 1,4 million de FCFA par mois. Pendant ce temps le salaire moyen du nigérien est de 30 000 Fcfa. Et on parle de sacrifice……………
Pour achever de montrer sa force l’Etat a emprisonné les différents leader de la société civile en les accusant de troubles à l’ordre publiques et tentative de déstabilisation du pouvoir.
Mais la population du Niger ne baisse pas le bras et ne se laisse pas intimidé et aujourd’hui encore aucun commerce n’a ouvert dans l’ensemble du pays pour dire non à cette loi qui porte un coup dur sur tous les ménage du Niger surtout quand on sait que la famine est aux portes des nos concessions avec les ravages des criquets dans l’Ouest du Pays et une pluviométrie faible dans l’Est et le Sud du pays.
Nous continuerons à lutter jusqu'à l’abrogation de cette loi qui ne profite qu’à des gens insoucieux du devenir du Niger.
Bachar Sadick
bernaba@hotmail.com